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Ailleurs la gangrène prolifère vite aussi, dans tous les pays du monde

Corruption, gaspillages, incompétences : quand on creuse ces sujets, on se rend compte que le monde entier est gangrené par ce mal, hé oui l’avidité et la cupidité humaines n’ont pas de frontières.

Des organisations internationales très discrètes

Quand je pense aux Institutions de l’Union européenne qui sont aux mains d’oligarques peu scrupuleux à la botte des lobbies, je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec d’autres institutions d’échelon international très discrètes sur leurs fonctionnements, leurs budgets et sur ce qu’il s’y passe à l’intérieur. Vous ne vous êtes jamais posé la question ?

Le FMI – Fonds Monétaire International

Le bel exemple de DSK dont tous les articles qu’on a pu lire me donnent l’impression que le FMI lui servait plus à voyager à travers le monde pour coquiner qu’à réellement travailler. Un DSK plus embobineur que super économiste d’après des spécialistes, qu’on rétribuait 552.000 $ par an, non imposables !

Il lui arrivait quand-même de temps en temps de pondre des conneries pour justifier un peu son salaire mirobolant, ou du moins je suppose qu’il communiquait un rapport préparé par ses collaborateurs. Mais vu les banalités qu’il émetttait, rien de bien compliqué, quoi que choquantes pour un membre du Parti Socialiste futur candidat à la Présidentielle de 2012 : pour s’attaquer au déficit de la France, il ne proposait rien de concret sur la réduction des déficits publics mais suggérait d’augmenter l’âge de la retraite, libéraliser le marché du travail, baisser le Smic, diminuer les prises en charge de la sécurité sociale. Bref un discours très générique que l’UMP nous a bien infligé, critiqué par le Parti Socialiste, qui par la suite nous en a remis une louche ! Un très bon article sur ce sujet ici.

Un DSK remplacé par une Christine LAGARDE, de même niveau en économie, qui se traîne elle aussi des boulets…! Même rétribution mirobolante, 552.000 $ par an, non imposable, grâce au statut de fonctionnaire international des salariés du fonds ! Tellement forte et visionnaire en économie qu’elle pronait la sortie de la Grèce de l’Europe en Mai 2012, en étant très virulante à l’égard des grecs, pour ensuite, quelques semaines plus tard, crier haut et fort qu’il fallait absolument aider la Grèce et ne pas la faire sortir de l’Europe…

Point presque commun aux deux incompétents grassement rémunérés : l’un a échoué au concours d’entrée de l’ENA formatrice de chèvres, l’autre a réussi le concours et a pu mieux s’exercer à la langue de bois.

Et on paie des bons à rien comme ça une fortune !

Au fait, en fouinant sur le net, je suis tombé sur un article très intéressant sur l’arrivée de DSK au FMI, bizarrement cet article fait référence à des échanges entre Jean-Claude JUNCKER (futur Président de la Commission européenne impliqué dans l’affaire Luxleaks) – DSK – le fou du roi SARKOZY président de la république – et un certain Alain MINC (Pdg d’une société d’autoroutes), que du beau monde aux mains propres sans histoires…! même pas je commente, faites-vous votre propre avis !

Qu’est ce que le FMI ? Accrochez-vous bien

Le FMI est une institution internationale regroupant 188 pays, dont le rôle est de promouvoir la coopération monétaire internationale, garantir la stabilité financière, faciliter les échanges internationaux, contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et faire reculer la pauvreté !

Fonctionnement et ressources du FMI

Le FMI est gouverné par ses 188 pays membres, chacun ayant une voix pondérée par sa participation financière à l’organisation (sa quote-part).

Les ressources du FMI liées aux quotes-parts sont de 300 milliards de dollars, auxquels s’ajoute la possibilité pour le FMI de recourir à des emprunts envers les grandes puissances économiques (ces crédits sont de l’ordre de 50 milliards de dollars). Lors du sommet du G20 de Londres le 2 avril 2009 il a été décidé d’accroître significativement les ressources du FMI à hauteur de 1.000 milliards de dollars pour mieux faire face à la crise mondiale.

Les effectifs du FMI

Le FMI compte environ 2.700 employés.

On n’en sait pas plus ! Quand on connait le salaire du Directeur Général (et on ne sait rien sur leur train de vie en termes de frais…), on peut imaginer que de nombreux gros salaires et emplois  de copinages doivent exister au sein de cet organisation discrète. Et qui les nourrit au final ? Ben les peuples des pays membres par le biais de notre argent public qui part à cet organisme opaque !

L’OCDE – L’Organisation de Coopération et de Développement Economiques

Là encore un organisme discret sur son fonctionnement.

L’OCDE est une organisation internationale d’études économiques, dont les pays membres ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Elle joue essentiellement un rôle d’assemblée consultative !

L’OCDE encourage le libre-échange et la concurrence pour favoriser l’innovation et les gains de productivité. Pour lutter contre le chômage, l’OCDE recommande notamment la flexibilisation du marché du travail !

Allez encore une organisation redondante avec tant d’autres et qui une fois de plus prône le mattraquage des travailleurs.

L’OCDE publie entre 300 et 500 rapports chaque année, des rapports périodiques spécialisés, ainsi que des rapports ponctuels pour certains domaines, des données statistiques, des études-pays, et des documents de travail.

Encore un organisme qui ne sert vraiment à rien mais qui doit bien coûter à tous les peuples des pays membres dont la France.

Seule information trouvée sur son « contenu » : la structure interne de l’OCDE se divise en douze branches et emploie 2.500 personnes.

Aucune information sur les rémunérations…!

L’ONU – L’Organisation Internationale des Nations Unies

A pousser le vice, j’imagine que l’ONU, Organisation de plus grosse envergure, doit forcément compter encore plus d’effectif, encore plus de hauts fonctionnaires grassement payés…

Organisation financée par tous les peuples des nombreux pays membres forcément.

Effectif : 44.000 personnes.

Des salaires très attractifs avec des grilles d’évolution tout autant alléchantes…

Un Secrétaire Général aussi bien payé qu’au FMI avec 31.400 $ brut par mois, hors avantages en nature et remboursements de frais.

Là aussi, l’opacité ou la discrétion semblent de mise.

Organisation très forte en parlote qui ose dire « nous condamnons avec la plus grande fermeté » mais n’agit pas pour autant quand des dictateurs ou des fanatiques  massacrent des populations. Tout ça pour ça !

Ce sont les organisations dont on entend parler le plus souvent mais combien d’autres moins connues, financées par notre argent, existent à travers le monde avec probablement tout un tas de planqués / pistonnés, touchant de gros salaires avec des conditions de travail très privilégiées, loin de celles qu’elles tentent d’imposer aux peuples ?

Pourquoi ce manque de transparence dans toutes ces organisations ?!

La corruption et la fraude hors de nos frontières

Quantifier la corruption pour lutter contre plus efficacement

Le développement de la corruption dans un pays porte atteinte aux droits des citoyens parce que les ressources nationales destinées aux services essentiels et fondamentaux comme l’eau, l’éducation et la santé sont détournées. Pour lutter efficacement contre ce fléau, il est nécessaire de quantifier avec précision l’ampleur du phénomène.

Le coût de la corruption est difficile à évaluer parce que l’acte de corruption se passe entre des individus dans le plus grand secret. Mais il existe dans le monde, différentes études qui fournissent des informations et des chiffres sur les manifestations du fléau.

Un rapport de l’Institut de la Banque mondiale estime la corruption sous forme de pots-de-vin à 1.000 milliards de $, précisant que les pays qui s’attaqueraient sérieusement à la corruption pourraient avoir une augmentation de 400% de leur PIB.

La corruption concerne les pays pauvres

Le rapport de la Banque mondiale (Star report de 2007) dénonce l’attitude corruptrice des fonctionnaires des pays en développement qui détournent par an entre 20 et 40 milliards de $, soit l’équivalent de 20 à 40 % de l’aide publique au développement.

Par exemple, Transparency International, dans un rapport de 2006 sur la corruption, estime que 50% des fonds alloués aux services de la santé du Ghana ne parvenaient pas aux destinataires. Ces détournements sont l’œuvre de fonctionnaires.

comme les pays riches

Par exemple, les entreprises allemandes perdent plus de 6 milliards d’€ par an à cause de la corruption, des détournements et de la fraude.

Raymond Baker, président de l’ONG Global Financial Integrity indique qu’environ 50 milliards de $ issus de la corruption sont déposés chaque année dans les comptes bancaires et dans les paradis fiscaux en Occident et que 250 milliards de $ blanchis en provenance des pays en voie de développement sont transférés tous les ans vers les banques américaines.

Les paradis fiscaux pour laver l’argent sale

En 2008, une enquête effectuée par Transparency International dans près de 23 pays auprès de 2.700 cadres dirigeants a révélé que 2 personnes sur 5 ont admis avoir été sollicitées pour verser des pots-de-vin à diverses institutions en contact direct et majeur avec les entreprises : douanes, services fiscaux, justice, police, service de délivrance des permis et autres organismes publics ou semi-publics.

Cet argent sale, il faut bien le laver, c’est-à-dire le blanchir, pour le remettre dans le circuit. Les paradis fiscaux sont là pour cela, offrant une large gamme d’opportunités aux entreprises comme aux particuliers aux fortunes soucieuses d’évasion. Selon l’économiste Gabriel Zeman, professeur à la London School of Economics, 6.000 milliards de $ d’actifs sont gérés dans ces États qui pratiquent une fiscalité plus que dérogatoire. Les multinationales, surtout américaines, y sont bien implantées, échappant ainsi au fisc des États-Unis, pourtant vigilant, et à celui des États de l’Union européenne.

Quant aux entreprises françaises, une étude, publiée dans Projet en février 2014, sur les paradis fiscaux et judiciaires a estimé que près d’un quart des filiales étrangères des sociétés du CAC 40 seraient installées dans les paradis fiscaux, .Ainsi les entreprises cotées au CAC 40 détiendraient plus de filiales à Singapour, en Suisse (SwissLeaks) et au Luxembourg (JUNCKER et ses Twixs LuxLeaks 🙂 ) qu’en Inde, au Brésil et au Mexique dont le PIB est six fois plus élevé, comme le fait remarquer Jean MERCKAERT, administrateur de Sherpa, auteur de l’étude.

Même à l’international, la France revient sur le devant de la scène quand il s’agit de détourner des milliards...

Le soutien à la lutte contre la corruption – juste une façade

L’OCDE a mis en place une convention de lutte contre la corruption des agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales, entrée en vigueur en 1999, près de 40 États l’ont approuvée.

En 2012, grâce à sa mise en œuvre, plus de 300 personnes avaient été sanctionnées par ce biais, dont 83 condamnées à des peines d’emprisonnement.

Mais y souscrire n’est certes pas s’y plier : la moitié des pays qui participent à la convention de l’OCDE n’ont toujours pas sanctionné une seule personne pour des faits de corruption internationale !

La France s’est vu ainsi reprocher le faible taux de poursuites pour corruption en 2012, ce qui a amené l’OCDE à établir un parallèle entre le laxisme français et la faible indépendance des magistrats du Parquet en charge des poursuites, cas typique de l’organisation judiciaire française.

Aïe ! je ne voulais pas parler de la France dans cette section mais impossible, tellement chargée de palmarès dans ce domaine ! quelques exemples croustillants ici.

A l’inverse, l’indépendance des magistrats italiens a permis de sauver la République face aux pratiques mafieuses relayées par les régimes écroulés sous la corruption ou les conflits d’intérêts symbolisés par les gouvernements de Bettino Craxi (PS), de Giulio Andreotti (DC) et de Silvio Berlusconi (néolibéral et néofasciste).

La corruption à l’origine des crises financières ?

La dernière crise financière amorcée en 2007 a révélé l’ampleur de l’incapacité des conseils d’administration des entreprises à imposer des contrôles plus stricts, même en période de crise. Des dirigeants ont continué à recevoir des primes et des indemnités généreuses, alors que l’on savait déjà que leurs stratégies d’investissement risquées avaient entraîné leurs entreprises au bord de la faillite et que cette situation allait nécessiter l’injection d’argent public. Cette situation est due au fait que dans de nombreux pays, les Pdg siègent au sein de multiples conseils d’administration, créant ainsi un vaste réseau de postes de direction entrecroisés.

Surfacturation industrielle à l’échelle mondiale

Les recherches de Transparency International ont permis de découvrir l’existence de 283 cartels internationaux privés entre 1990 et 2005 ayant contribué à faire perdre aux consommateurs à travers la surfacturation environ 300 milliards de $.

Démocratie baffouée vaut toujours mieux que Dictature

Dans les États autoritaires à institutions faibles, l’absence de lutte préventive contre la corruption, la déficience de gouvernance, la faible rémunération des fonctionnaires ou les réflexes corporatistes bloquent les moyens de s’opposer à la corruption et l’impunité devient la règle

La démocratie est le seul système politique qui permet de savoir et de lutter contre la corruption, la fraude et l’évasion fiscale, en s’appuyant sur les associations spécialisées en charge d’enquête et de saisine de la justice. Mais pour cela, les démocraties doivent adopter des moyens législatifs et judiciaires de prévention et de répression du phénomène, avoir une vraie justice indépendante, une police hyper spécialisée et formée, une réelle protection des lanceurs d’alerte, et les médias doivent pouvoir remplir leur mission d’information en toute indépendance sans aucune forme de pression.

Articles sur le sujet

aeud.info : COUT DE LA CORRUPTION DANS LE MONDE – des faits et des chiffres

JolPress : Partis politiques, justice, police… le baromètre 2013 de la corruption

Témoignage chrétien : Corruption, l’ampleur du fléau

Transparency International France : Baromètre mondial de la corruption

Je ne suis pas inquiet, malheureusement, quant à la possibilité de rédiger de nombreux articles dans cette section.