Bonus polémique de 4 millions d’euros chez Sanofi

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Bonus polémique de 4 millions d’euros chez Sanofi

Selon un document consultable sur le site Internet de Sanofi, groupe pharmaceutique qui a supprimé 5.000 postes depuis 2009,

son nouveau Directeur Général, Olivier Brandicourt, dont la nomination a été annoncée ce jeudi 19 Février 2015 , bénéficiera d’une indemnité forfaitaire brute de 2 millions d’€ lors de sa prise de fonction et percevra à nouveau une indemnité équivalente en janvier 2016 s’il est toujours en poste à ce moment-là.

Celui qui dirige actuellement les activités pharmaceutiques du groupe allemand Bayer touchera donc jusqu’à 4 millions d’€ de « bonus de bienvenue » (Golden Hello).

Une somme « incompréhensible » , selon le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll qui a rajouté sur RTL « Comment tous ces gens, qui expliquent que c’est le mérite, que c’est l’économie libérale, le risque, la prise de risque qui doivent faire les résultats, ces gens-là, à peine prennent-ils la tête d’une entreprise – c’est-à-dire qu’ils n’ont pris encore aucun risque – sont déjà assurés d’avoir une rémunération sans commune mesure ? » .

Sur BfmTv, Ségolène Royal a rappelé « que les médicaments sont remboursés pas les Français, donc c’est finalement tous les Français qui paient la Sécurité sociale qui vont payer les primes de bienvenue au patron de Sanofi » .

Le délégué CGT Thierry Bodin, écoeuré, explique que ces 4 millions d’€ correspondent à l’embauche de 180 salariés payés au plus bas salaire dans le groupe pendant 12 mois !

Thierry Bodin rajoute

que le groupe a déjà supprimé 5.000 emplois,

que la politique d’évolution salariale collective du Groupe est de 0 € alors qu’il y a de fortes rémunérations pour les dirigeants et les actionnaires,

et que le groupe perçoit 150 millions d’€ annuels de subventions au titre de la recherche (donc sur nos deniers).

Sanofi se défend en arguant que la prime accordée à son nouveau directeur général vient en contrepartie des avantages auxquels il a renoncé en quittant son précédent employeur.

He ben, ça doit être la perle rare cet Olivier Brandicourt pour qu’un groupe soit prêt à lui payer ce qu’il a perdu ailleurs ! Ca ne sent pas du tout le copinage…!

Les médias en parlent sur internet

Europe 1 : Sanofi – le bonus d’arrivée du nouveau patron fait jaser

Le Figaro : Sanofi – 4 ME de bonus d’arrivée au nouveau patron

Le Monde : Le bonus du nouveau patron de Sanofi agace le gouvernement

Metro News : Sanofi – un « bonus d’arrivée » de 4 millions d’euros qui passe mal

La future rémunération détaillée d’Olivier Brandicourt chez Sanofi

Olivier Brandicourt percevra :
– une indemnité forfaitaire brute de 2 millions d’€, payable à la prise de fonction ;
– une indemnité forfaitaire brute de 2 millions d’€, payable en janvier 2016 et soumise à une condition de présence ;
– une attribution de 66.000 actions de performance sous condition de performance mesurée sur 3 ans ;

La rémunération annuelle d’Olivier Brandicourt se composera de :
– une rémunération fixe annuelle brute de 1,2 million d’€,
– une rémunération variable annuelle pouvant aller jusque 3 à 4,2 millions d’€, soumise à des objectifs à la fois quantitatifs et qualitatifs,
– une rémunération en actions consistant en l’attribution annuelle de 220.000 options de souscription d’actions et de 45 000 actions de performance.

Olivier Brandicourt bénéficiera du régime de retraite supplémentaire à prestations définies de Sanofi avec une reconnaissance, à sa prise fonction, d’une ancienneté de 10 ans.

Il bénéficiera aussi d’une indemnité de fin de mandat correspondant à deux années de rémunération totale, en cas de départ contraint et lié à un changement de contrôle ou de stratégie, qui sera soumise à des conditions de performance fixées par le Conseil d’administration et proposées au vote de l’Assemblée Générale, et un engagement de non concurrence d’une période de 12 mois en contrepartie d’une indemnité égale à un an de rémunération totale à la date de cessation du mandat, le Conseil d’administration se réservant le droit de renoncer à la mise en oeuvre de cet engagement. Le montant cumulé de ces deux indemnités ne pourra en aucun cas excéder deux années de rémunération totale.

Mon avis

Quel foutage de gueule quand on sait que les places de dirigeants des grosses sociétés se font par copinage entre anciens de l’ENA ou par relations…Ils s’échangent les places à tour de rôle. Je suis bien placé pour en parler, on a pu déjà assister à ce manège dans la boîte où je travaille (filiale d’un grand groupe), ils se sont bien gavés, ont bien écrémé mais n’ont pas redressé la situation pour autant !

Si je résume, ce branleur va percevoir potentiellement jusqu’à 8 millions d’€ la première année (moyenne de 700.000 € par mois).

Même s’il renonçait à ces 4 millions d’€, le salaire en lui-même est indécent, il va percevoir entre 1,2 et 4,2 millions d’€ par an soit entre 100.000 € et 350.000 € par mois (sans compter tout le reste) !

Personne ne vaut un tel salaire, pour moi c’est autant scandaleux que les conférences à 100.000 € du fou du roi SARKOZY. Ces gens là ne révolutionnent rien, à part tailler dans les effectifs par le bas, ils prennent autant de mauvaises décisions et sont autant improductifs que nos chers élus; remarquez, quoi d’anormal dans tout ça, ils viennent eux aussi de l’ENA !

Le foutage de gueule vaut aussi pour les membres du gouvernement qui crient au scandale alors qu’ils n’ont pas encadré les « Golden Hello »; et, en arrière pensée, ils ont déjà fait le calcul juteux que cela rapportera dans les caisses de l’Etat. Ils font de la figuration vis à vis des électeurs, comme tout le temps et pour tout d’ailleurs…

Ramené au SMIC

Le SMIC mensuel chargé (base 35 heures) coûte au total 1.646 € à une entreprise. Pour faire une moyenne, je ne prends même pas en compte ses 4 millions d’€ de la loterie pour riches pdg, je prends juste son salaire mensuel, basé sur le maximum car s’il est recruté c’est pour « déchirer sa race » et donc atteindre ses objectifs non ?

350.000 € / 1.646 € = 212 salariés au SMIC !

La partie visible de l’Iceberg

On crie au scandale uniquement sur ce qu’on nous montre…mais combien sont-ils de cadres dirigeants sous lui avec des salaires également indécents ? cela est vrai chez Sanofi comme dans plein d’autres groupes et sociétés ! Si on montrait la vraie répartition de la masse salariale dans une société, il y aurait des émeutes partout en France. Une fois de plus, je parle en connaissance de cause de par mon expérience de délégué, j’aurai l’occasion de m’exprimer longuement sur le sujet preuves à l’appui dans un prochain article…

Sanofi crise vous avez dit crise ? pas pour les actionnaires

Le groupe Sanofi fait partie du CAC40, l’évolution de son cours est conforme à l’évolution de l’indice parisien depuis 5 ans.

Quand la crise, celle que les politiciens et les médias nous vendent, est bien réelle pour les gens d’en bas,

pendant ce temps, les cours des actions et des indices boursiers ne cessent de monter ! Et bien évidemment, les rétributions des actionnaires vont de paire !

Et ce n’est pas un hasard : durant ces derniers mois les marchés financiers étaient alimentés par la planche à billet de la Réserve fédérale américaine; celle-ci a arrêté la perfusion monétaire fin 2014 mais elle a été relayée par Super Mario, le Président de la Banque centrale européenne, qui a annoncé l’injection de 1.000 milliards d’€, la planche à billets européenne va marcher à plein régime, 60 milliards d’€ par mois jusqu’en Septembre 2016.

Les Bigs structures et leurs actionnaires ont encore de beaux jours devant eux…

après Septembre 2016, les rats quittent le navire…?

Evolution du cours de l’action Sanofi

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Evolution du cours de l’indice CAC40

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Sanofi crise vous avez dit crise ? pour les salariés certainement

Sanofi a supprimé 5.000 postes depuis 2009 avec la complicité passive de l’Etat.

Comme quoi les lobbyistes ont toujours le dernier mot !

A l’automne 2012 , Sanofi prévoyait la suppression de 2.500 postes en France malgré 5,7 milliards d’€ de profits. Dans le même temps, l’Etat versait 130 millions d’€ à Sanofi , au titre du crédit impôt-recherche.

MONTEBOURG sollicité par les lobbies ?

Le ministre du Redressement productif 🙂 , Arnaud MONTEBOURG, avait frappé fort en juillet 2012 en convoquant le patron de Sanofi pour lui dire qu’«il était inacceptable qu’il y ait la moindre destruction d’emploi». En septembre 2012, MONTEBOURG déclarait que Sanofi avait le droit de se réorganiser et qu’il accepterait le plan si les syndicats étaient d’accord.

Les syndicats de Sanofi réclamaient que le gouvernement dégaine sa «loi sur les licenciements boursiers», promesse de François HOLLANDE pendant sa campagne, qui voulait les pénaliser financièrement, promesse confirmée par Arnaud MONTEBOURG en Juin 2012 mais discrètement abandonnée par l’exécutif !

Les médias en parlent sur internet

Le Figaro : La réorganisation de Sanofi France s’achève

Libération : Les licenciements boursiers de Sanofi donnent la migraine au gouvernement

Bonus – Anarchozy vous résume Cash Investigation sur Sanofi

Cash Investigation – Quand les actionnaires s’en prennent à nos emplois

Thème de l’emission 

Pourquoi Sanofi, 2nde entreprise du CAC 40 enchaîne les fermetures d’usines et de laboratoires, alors qu’elle engrange les bénéfices et paie son dirigeant 508 fois le smic par an ?

Comment le patron des patrons, Pierre Gattaz, justifie-t-il la course aux dividendes ?

Plaire au marché, séduire les actionnaires. C’est le travail de Goldman Sachs, KKR ou Bain Capital, de très puissants fonds d’investissement américains. L’enquête montre très clairement comment certains de ces fonds s’abattent sur des entreprises, juste pour « siphonner » leur cash ou les « rationaliser », soit fermer des sites, pour les revendre ensuite à prix d’or.

Retranscription anarchozyque de la partie sur Sanofi

La politique des grands groupes aujourd’hui est court-termiste, le dividende est devenu la religion des grandes entreprises.

Exemple avec Sanofi, prestigieuse entreprise française, le fleuron tricolore pharmaceutique, 2nde entreprise du CAC40, 3ème groupe pharmaceutique du monde.

En 2013 Sanofi a fait plus de 6 milliards d’€ de bénéfices. Sanofi emploie 100.000 collaborateurs dans le monde dont plus de 20.000 en France.

Une animation 3D de 2007 faite par Sanofi sur ses projections dans le futur montre l’évolution du centre de recherches de Montpellier, les projets et investissements à venir, avec une hausse des effectifs progressive de 80 personnes par an pour atteindre 1.800 personnes en 2011. Un nouveau batiment est conçu pour un montant de 107 millions d’€ mais finalement personne n’y a jamais travaillé et Sanofi cherche même à s’en séparer.

En quelques années, le vent a tourné

le site de recherches de Montpellier, jadis vitrine de Sanofi, se transforme progressivement en site fantôme. Sanofi a déjà supprimé 300 postes sur ce site depuis 2009 et ce n’est pas fini. Un site dimensionné pour 1.800 personnes qui se retrouve à 1.000 personnes mais 200 postes dont des postes de chercheurs sont menacés.

Les plans de licenciement se sont succédés, orchestrés par le Directeur Général, Chris VIEHBACHER, nommé en 2008 : restructuration à marche forcée entre 2008 et 2013, 4.000 emplois supprimés sur 10 sites alors que Sanofi se porte très bien.

Le plan c’est rendre Sanofi toujours plus attractif pour les investisseurs, séduire le marché, les actionnaires. Sanofi s’engage à reverser 50 % de ses bénéfices nets à ses actionnaires en 2014. En 2013, elle leur a ainsi reversé 3,6 milliards d’€. La fermeture des usines sert apparemment juste à booster les dividendes.

Interview de Jean-François DEHECQ :

Cash Investigation ne pouvant pas obtenir d’interview / rendez-vous avec VIEHBACHER se rabat sur son prédecesseur, Jean-François DEHECQ, le fondateur de Sanofi, qui a démarré dans la vie avec un CAP de tourneur, qui a transformé dans les années 70 cette petite filiale du groupe Elf Aquitaine en géant du médicament. Il a quitté le groupe en 2010.

Son analyse est celle d’un batisseur, pas celle d’un actionnaire. Il est choqué par l’évolution de Sanofi.

Son point de vue : il ne faut pas avoir le nez rivé sur le cours de bourse en permanence. Maintenant les patrons passent 25 % de leur temps à parler aux analystes financiers, faire des grands discours, promettre la lune. Si les entreprises deviennent des machines à faire du fric pour les investisseurs, on est mort.

Un schéma simple résume la situation : entre 2011 et 2013, les bénéfices diminuent assez vite, en parallèle les dividendes explosent littéralement pour atteindre le double.
JF.DEHECQ est scandalisé par cette méthode : quand on commence à dépenser plus de la moitié des bénéfices pour les sortir de la société, les donner aux actionnaires, ce n’est pas bon car ça ne va pas dans l’investissement, on va dans le mur.

Pour l’épuration du site de Montpellier, Sanofi prétexte un coût trop élevé, un site non rentable qu’il faut restructurer. JF.DEHECQ réplique en disant que les chercheurs de Montpellier ont rapporté environ 50 milliards d’€, Toulouse environ 75 milliards d’€. Il est choqué en constatant que les actionnaires ont « droit de vie et de mort » sur les employés, au lieu de les booster, les motiver, les encourager.

Le mal des entreprises – le patron actionnaire

Mais aujourd’hui, si les actionnaires sont de vrais patrons c’est parce que les patrons sont de vrais actionnaires ! En 2013, la rémunération annuelle du Directeur Général est de 1,26 millions d’€ + prime variable + une grosse quantité d’actions pour une rémunération totale de 8,7 millions d’€. Pour toucher la totalité, il doit atteindre ses objectifs qui sont, entre autres, de prendre grand soin du cours de Sanofi et des dividendes.

Cash Investigation n’obtiendra aucune interview ni réponse de la part de VIEHBACHER et Sanofi.

Interview d’Emmanuel MACRON
Que pense-t-il de la rémunération des actionnaires qui explose ? 35 % 2010 à 50 % en 2014.

PtitConDe MACRON affirme que sur les entreprises publiques les chiffres sont similaires, il n’est pas choqué car si on baisse ces objectifs alors les cours de bourse vont baisser. Il avoue à demi-mots que sur le plan de la morale ça le met mal à l’aise.

Mal à l’aise vis à vis de qui ? du peuple, des électeurs potentiels qui écoutent l’émission ?
Pour lui, ce qui compte c’est juste d’avoir un discours très clair ! la politique c’est des discours, de la volonté, de l’idéologie => il faut favoriser l’actionnariat de long terme et non celui du court terme spéculatif, notamment par la défiscalisation.
En contrepartie, depuis 2009, 4.000 salariés supprimés => MACRON répond comme un bon politicien : Sanofi nous a annoncé 2.000 suppressions, on a réussi à le faire baisser à 700 !
Ca ne vous rappelle rien cette connivence ? C’est comme pour Edf ou le gaz, on vous annonce pendant des semaines une hausse plus élevée pour, au final, vous en coller une un peu en-dessous, comme ça la pilule passe mieux, pas de grogne, et en plus le gouvernement se fait passer pour le défendeur du peuple !

Cash Investigation s’est fourni un document secret de Sanofi concernant les projets à venir dont de nouveaux plans de licenciement, concocté par le comité d’investissement du groupe => 200 médicaments jugés pas assez rentables seraient à vendre ainsi que les sites qui les fabriquent. En France cela concernerait 3 usines + 1 centre de distribution pour un effectif de 1.800 personnes ! Tout est prévu, le plan social, sa durée de 1 à 2 ans et son coût environ 80 millions d’€Le but : réduire l’empreinte industrielle en Europe, dégager de la trésorerie et envoyer un message aux investisseurs, une cagnotte estimée à plus de 6 milliards d’€.

En parallèle de tout cela, le groupe touche des aides publiques : en 2013, 125 millions d’€ au titre du CIR (Crédit Impôt Recherche) et 11 millions d’€ au titre du CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi) soit 136 millions d’€ => de quoi largement financer le plan social et même dégager une belle plus-value de 56 millions !

Le CICE une des mesures phares de François HOLLANDE pour créer de l’emploi : « je veux redonner des marges de manoeuvre aux entreprises dès 2013, gràce à un crédit d’impôts de 20 milliards d’€ qui leur permettra d’embaucher, d’investir, d’exporter » ! Voilà où va le CICE !

Ces aides publiques sont octroyées par Bercy. Cash Investigation demande son avis au Ministre de l’économie MACRON sur l’octroi d’aides publiques aux groupes qui procèdent à des plans sociaux, notamment Sanofi qui licencie des chercheurs alors qu’il perçoit le CIR…

=> MACRON, une nouvelle fois en bon politicien issu des fourberies de Scapin l’ENA, répond que si on n’avait pas donné ce crédit d’impôt recherche, cette entreprise aurait totalement externalisé hors de France sa recherche !
=> concernant le CICE, MACRON reconnaît que c’est dramatique les licenciements pour les gens concernés mais dit qu’il s’est battu le plus possible ! Il rajoute qu’en contrepartie du CICE, il demande aux entreprises d’expliquer ce qu’elles en font, on vérifie par un discours de transparence et d’explications.

Quand Elise LUCET lui montre le document secret pour le futur, il n’a plus de répartie, il dit juste qu’il en parlera avec le Président de Sanofi.

Cash Investigation rappelle que MACRON connaît le Président de Sanofi, Serge VIMBERT, depuis longtemps; ce dernier lui aurait répondu par la suite que ce projet secret ne serait plus d’actualité… ben voyons 🙂 ! Seul le futur donnera la vérité dessus.

En Novembre 2014, VIEHBACHER a été dégagé officiellement pour des raisons de management mais il est parti avec un joli parachute doré, 1 an de rémunération moins les stock-options soit presque 3 millions d’€ + environ 250.000 € parmois comme clause de non-concurrence jusqu’en Juin 2015 soit un total de 5 millions d’€.

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N’oubliez pas la Loi MACRON passée aux forceps à coup de 49-3, elle contient plein de saloperies passées sous silence par les médias de complaisance, au profit des entreprises et au détriment des salariés…! Ce MACRON quel embobineur, il aurait plutôt dû s’appeler MAQUEREAU !

Les médias en parlent sur internet

FranceTV Info : « Cash Investigation » – Emmanuel Macron et « le cas Sanofi »

L’Etudiant : Le crédit d’impôt recherche sous le feu de « Cash Investigation »

Linternaute : Cash Investigation – Élise Lucet s’attaque à Emmanuel Macron et Sanofi

Sanofi le parfait exemple du cynisme du lobbying

Le doliprane est un monopole de Sanofi depuis des décennies grâce à un super travail de fond des lobbyistes qui oeuvrent pour ce groupe et ça marche !

Le paracétamol est la molécule la plus vendue en France, soit environ 500 millions de boîtes par an, et le doliprane le cinquième médicament le plus remboursé. Des chiffres qui ont conduit l’Autorité de la concurrence à s’étonner que la molécule ne soit pas systématiquement vendue en générique. L’Autorité de la concurrence avait précisé : « le paracétamol est substitué légalement partout en Europe, à l’exception de la France. Ceci n’est pas anodin, étant donné que le doliprane est le cinquième médicament le plus remboursé en France en 2012, avec un montant total de remboursement de 276 millions d’€ » .

Puis l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a lancé une procédure d’inscription du paracetamol sur la liste des génériques en décembre 2013, pour rendre la substitution obligatoire par les pharmaciens.

Pour faire stopper cette procédure, les deux grands laboratoires concernés, Sanofi (doliprane) et l’américain BMS (efferalgan et daffalgan), en quasi situation de monopole en France, ont oeuvré en utilisant tous les moyens possibles y compris la machine à lobbying.

Ces médicaments étant fabriqués en France, leurs dirigeants ont également martelé pendant des semaines que l’inscription du paracétamol au répertoire des génériques risquait de coûter des centaines d’emplois en France. Leur argument principal ? Une telle mise en concurrence les forcerait à délocaliser une partie de leur production pour rester compétitifs. Le Directeur Général de Sanofi, avait à l’époque déclaré : « Notre filiale de génériques Zentiva peut importer notre paracétamol de l’Inde et (…) on peut faire face à la concurrence des génériques. Mais je ne crois pas que la politique du médicament doit être de promouvoir l’emploi en Inde. » !

Quel cynisme, brandir la menace de suppression de postes, après avoir déjà supprimé des milliers d’emplois !

Grâce à leur résau d’influence, plusieurs politiciens PS et UMP ont soutenu fermement leur cause dont certains ont ainsi adressé un courrier au Premier ministre ainsi qu’à la ministre de la Santé Marisol TOURAINE et à celui du Redressement productif, Arnaud MONTEBOURG.

Quelques mois plus tard, cette procédure à été remise dans les cartons ! Belle victoire du lobbying !

Les médias en parlent sur internet

Challenges : Doliprane, Dafalgan et Efferalgan sauvent provisoirement leur peau

La Tribune : Le futur paracetamol en générique donne mal à la tête aux laboratoires et aux élus

Libération : Génériques du paracétamol – des députés poussent un cri d’alarme