Corruption le cheval de bataille de Xi Jinping

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Corruption le cheval de bataille de Xi Jinping

La corruption en Chine s’est généralisée, devenue presque systématique, et concerne des sommes de plus en plus colossales, avec des méthodes de plus en plus crapuleuses, d’après Du Daizheng, ancien ministre et membre du parti communiste chinois depuis 1937. Pour lui, le parti est comme un tronc d’arbre pourri de l’intérieur.

Xi Jinping, 7e président de la République populaire de Chine depuis le 14 mars 2013, fait de la corruption son cheval de bataille.

Déjà, auparavant, de 2002 à 2007, au Zhejiang, province côtière chinoise au sud de Shanghai, secrétaire du parti communiste chinois , il promeut l’écologie et combat la corruption.

En novembre 2012, lors de son allocution au congrès du parti communiste chinois , il indique que la nouvelle équipe fait face à d’énormes responsabilités, précisant que le parti communiste chinois est confronté à de graves défis, dont la corruption. Il souhaite que la population retrouve confiance dans le parti communiste et promet pour cela de s’attaquer aussi bien aux « mouches » qu’aux « tigres » .

Les « tigres » sont les hauts responsables qui se sont tant enrichis au mépris du peuple.

Les « mouches » sont les petits chefs qui prennent de l’argent pour attribuer un emploi, une place à l’hôpital ou à l’école.

Le président estime que le peuple prend ainsi sa revanche.

Cinq hommes mafieux exécutés dont un milliardaire

Le reportage diffusé sur France2 le 13 Février 2015 résume bien le niveau de corruption atteint en Chine et l’opération mains propres qui est en cours.

Le premier cadre à être tombé en 2015 est Chen Jianzhou, un responsable du département des transports du bureau de la police de la province du Guizhou, dans le sud-ouest du pays.

En Février 2015, cinq hommes, condamnés à la peine capitale en mai 2014, ont été exécutés. Parmi eux, le milliardaire de l’industrie minière Liu Han ainsi que son frère et trois complices, reconnus coupables d’avoir organisé un gang mafieux et commandité plusieurs meurtres.

Au total, 68 hauts responsables du parti communiste chinois, 72.000 cadres de plus bas niveau et 15 généraux ont été arrêtés ces derniers mois en Chine.

La commission de discipline du parti communiste chinois n’a pas fini de faire trembler les 80 millions de membres de la plus forte représentation politique du monde.

La chute du premier flic de Chine Zhou Yongkang

C’est l’aboutissement de l’un des scandales de corruption les plus importants en Chine depuis 1949.

Zhou Yongkang a été arrêté le 12 décembre 2014.

Il a été ministre de la Sécurité publique de la République populaire, membre du Conseil des affaires de l’État,

il a supervisé pendant longtemps les questions de sécurité au comité permanent du bureau politique du parti communiste chinois et est le plus haut dirigeant jamais inquiété par la justice pour corruption, l’un des huit personnages les plus influents de toute la Chine.

Plus de 10 milliards de $ de biens appartenant à ses proches ont été saisis.

Zhou Yongkang était devenu, en vingt ans, un véritable chef d’orchestre politique agissant dans l’ombre et qui pouvait s’appuyer sur de nombreaux relais. Avant de se hisser au plus haut niveau de l’État, l’ex-homme fort de la police a été une figure incontournable du très important secteur pétrolier chinois. Il a été le patron de la CNPC (China National Petroleum Corporation), la maison mère de Petro-China, la plus importante société d’extraction de pétrole. À ce titre, il était l’un des chinois les plus courtisés par les responsables politiques locaux en quête de financements.

Il a pu, ainsi, se construire une clientèle qui lui a permis par la suite d’enjamber les échelons du régime pour arriver aussi près que possible des sommets. Difficile pour le pouvoir en place depuis mars 2013 de s’attaquer à une telle figure du régime.

Avant de le viser personnellement, les autorités ont fait tomber ses appuis les uns après les autres.

Le général Gu Junshan aimait trop l’or

Décembre 2014, l’ancien général Gu Junshan, au cœur d’un vaste scandale de corruption dans l’armée chinoise, est arrêté et doit répondre des chefs d’inculpation de corruption, pots-de-vin, détournement d’argent public et abus de pouvoir.

Les gains illégalement amassés dans cette affaire atteignent 30 milliards de yuans (4 milliards d’€).

Il occupait de hautes responsabilités dans la logistique de l’armée. Les investigations ont montré que cet officier supérieur possédait plusieurs dizaines d’appartements dans le centre de Pékin ainsi qu’une imposante demeure dans la ville de Puyang, dans la province centrale du Henan, à l’architecture s’inspirant de la Cité interdite.

Nommé responsable adjoint du département de la logistique de l’APL en 2009, il se serait enrichi grâce à des commissions illégales sur des commandes logistiques et des ventes de terrains.

Il est également accusé d’avoir vendu des centaines de promotions à des officiers.

L’ancien officier vouait un véritable culte à l’or, en particulier les statues en or de Bouddha, même s’il préférait l’or en poudre aux lingots lorsqu’il touchait des pots-de-vin. Quand il offrait lui-même des présents, il pouvait remplir une Mercedes de plusieurs centaines de lingots et confier ensuite les clés du véhicule à son heureux destinataire.

Il sera jugé par un tribunal militaire et son procès ne devrait pas être rendu public.

L’affaire Gu a conduit à l’ouverture de poursuites contre l’ex-vice-président de la commission militaire centrale et membre du bureau politique du parti communiste chinois jusqu’en 2012 Xu Caihou, qui a été exclu du parti communiste et sera traduit devant une cour martiale pour corruption.

La chute du « prince rouge » Bo Xilai

En septembre 2013, Bo Xilai, le « prince rouge », a été condamné à la prison à vie prononcée par le tribunal de Jinan, dans l’Est du pays. L’accusation parlait de 21,8 millions de yuans, soit 2,67 millions d’€.

L’ex-secrétaire général du parti communiste chinois de Chongqing est tombé pour une vaste histoire de corruption, de détournement de fonds et d’abus de pouvoir en marge du meurtre de l’homme d’affaires britannique Neil Heywood en novembre 2011 (il avait tenté d’user de sa position afin d’éviter à son épouse d’être jugée pour meurtre).

Neil Heywood avait été empoisonné par Gu Kailai, l’épouse de Bo Xilai, en rapport avec un transfert illicite d’argent; Gu Kailai avait finalement été condamnée en août 2012 à la peine de mort avec sursis à exécution de deux ans.

Le « prince rouge » était un homme redouté de tous, au discours populiste et nationaliste très apprécié d’une partie de la population. Il s’était ainsi rendu populaire en rendant hommage à Mao Zedong à de nombreuses reprises et en combattant – PAR LES MOTS – l’emprise du crime organisé sur les nouvelles mégalopoles chinoises.

La Chine s’engage contre la fraude fiscale ?

Plus connue pour ses accords avec des pays qualifiés de paradis fiscaux, la Chine a signé le 27 août 2013 la convention multilatérale renforçant la coopération internationale face à l’évasion et la fraude fiscale.

Cet accord représente une exception pour la Chine, qui a multiplié les accords bilatéraux avec des États qualifiés de paradis fiscaux au cours des dernières années, devenant de ce fait le mouton noir des pays industrialisés.

Elle se rachète une image en rejoignant la résistance internationale, au travers de la coopération multilatérale contre la fraude fiscale. En signant cette convention, Pékin rejoint 55 autres pays.

=> des paroles, ça ne coûte pas grand chose…une partie des dirigeants de ces pays signataires ont des comptes dans des paradis fiscaux…

Les controverses sur Xi-Jinping

Toutefois, cette lutte contre la corruption atteint ses limites face aux montants financiers importants dissimulés dans les paradis fiscaux.

OffShore Leaks

Comme le révèle Offshore Leaks, Deng Jiagui, beau-frère du président Xi Jinping, détient notamment 50 % d’une société offshore aux Îles Vierges britanniques, paradis fiscal dépendant du Royaume-Uni.

Les Offshore Leaks sont une série de fuites d’informations relatives aux paradis fiscaux et à leur utilisation à des fins de fraude fiscale et de blanchiment d’argent à travers le monde.

Dans les îles Vierges britanniques, 40 % des entreprises enregistrées sont asiatiques et, en premier lieu, chinoises.

D’après l’ICIJ (Consortium international pour le journalisme d’investigation), en 2014, 22.000 chinois seraient impliqués dans des compagnies offshore basées dans les paradis fiscaux. En particulier des princes rouges, dont des membres des familles du président Xi Jinping, de l’ancien premier ministre Wen Jiabao, de l’ancien premier ministre Li Peng, de l’ancien président Hu Jintao, mais aussi de grands responsables économiques.

L’idéologie de Xi-Jinping

Xi Jinping remet en place dans les médias, les écoles et les universités chinois, un contrôle idéologique.

Document numéro 9

Xi Jinping aurait rédigé un texte, connu sous la dénomination Document numéro 9, où il s’oppose à la démocratie et aux droits de l’homme.

Les points de vue contraires au parti communiste chinois ou à sa ligne politique sont interdits et ne peuvent pas être publiés.

Xi Jinping définit sept périls parmi lesquels : la démocratie constitutionnelle occidentale, les valeurs universelles des droits de l’homme, la société civile, la liberté de la presse.

Ce Document numéro 9 permet à Xi Jinping de stopper, aussi bien au sein du parti communiste que dans la société chinoise, les velléités de promouvoir une libéralisation du système politique.

Contrôle des journalistes

En 2014, un examen idéologique est instauré par le parti communiste afin de contrôler l’ensemble des journalistes.

Ces derniers doivent connaître des règles essentielles.

Par exemple il est absolument interdit à des articles publiés de faire état de commentaires contredisant la ligne du parti communiste chinois.

Ou encore la relation entre le parti et les médias est celle du dirigeant et du dirigé.

=> au final, Xi-Jinping ne cherche-t-il pas tout simplement à éliminer juste ses opposants pour pouvoir régner tranquillement en maître absolu… ou fait-il tout cela réellement pour le peuple …?

Le fou du roi SARKOZY avait dit « On va nettoyer au karcher la cité » ,

Moi je me demande : à quand un grand nettoyage au karcher parmi nos chers élus en France, à l’image de la lutte anti-corruption en Chine ?

La presse en parle sur le net

cctv.com : Chine – les efforts de la lutte anticorruption portent leurs fruits

Courrier International : Jusqu’où ira la campagne contre la corruption ?

Economie Matin : Fraude fiscale – la Chine s’engage à participer à la lutte

France24 : Bo Xilai, l’étoile déchue du Parti communiste chinois

France24 : L’ex-premier flic de Chine Zhou Yongkang a été arrêté

FranceTV Info : Lutte contre la corruption en Chine – des milliardaires exécutés pour l’exemple

Le Monde : Corruption en Chine – le général aimait trop l’or

Le Monde : En Chine, la lutte anticorruption sur smartphone

Le Point : Affaire Bo Xilai – pouvoir, corruption et mensonge en République populaire de Chine

Libération : En Chine, le «tigre» Su Rong tombe pour corruption

Paris Match : PRISON À VIE POUR BO XILAI