HSBC la liste Falciani falsifiée par la France

Classé dans : Ailleurs | 0

HSBC la liste Falciani falsifiée par la France

HSBC la liste Falciani falsifiée par la France

Suite de l’affaire SwissLeaks

Courant 2009, le gouvernement fédéral helvétique exige le retour des fichiers FALCIANI en Suisse. Le gouvernement français s’exécute fin décembre 2009.

Le ministère public suisse analyse la copie et en août 2010 accuse les autorités françaises d’avoir modifié les listes initiales.

En juillet 2012, Le journal Le Monde révèle que le ministère des Finances a en réalité obtenu les fichiers piratés par Hervé FALCIANI plusieurs mois avant qu’ils ne soient officiellement transmis par le procureur Éric DE MONTGOLFIER. 

En juillet 2013, le député socialiste Christian ECKERT, rapporteur général de la commission des Finances, de l’Économie générale et du Contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, auteur du rapport sur « le traitement par l’administration fiscale des informations contenues dans la liste reçue d’un ancien salarié d’une banque étrangère », s’étonne du dépaysement du dossier HSBC de Nice vers Paris à la fin de l’année 2010, à la demande des autorités nationales. Il s’interroge sur le délai constaté avant que le parquet de Paris n’ouvre fin avril 2013 une information judiciaire.

.

En janvier 2014, le quotidien financier l’AGEFI, affirme que la liste remise aux autorités suisses a été expurgée de 3.300 noms de clients français !

L’AGEFI émet une hypothèse très intéressante à laquelle j’adhère totalement :

« Une hypothèse s’impose pourtant s’agissant des raisons pour lesquelles les listes ont été falsifiées. En 2012 déjà, Eric de Montgolfier, procureur de Nice, qui avait transmis au fisc français ces listes découvertes dans les ordinateurs d’Hervé Falciani, affrimait que l’enquête avait permis d’identifier plus de 8000 noms de clients français de HSBC, parmi lesquels Patrice de Maistre, à l’époque gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, et employeur de Florence Woerth, épouse du ministre du Budget Eric Woerth.

Or, pendant l’été 2009, Eric Woerth n’évoquait plus qu’une liste de 3000 noms d’exilés fiscaux. »

On parle bien du même Eric WOERTH qui n’ a jamais transporté de malette de billets de chez les BETTENCOURT ?

du même WOERTH qui a vendu l’hippodrome de Compiègne en respectant toutes les procédures ?

du même WOERTH qui n’était pas au courant du compte CAHUZAC ?

Oui ? ah ouf je suis rassuré, je croyais qu’on parlait d’un autre personnage ! 🙂

.

Dans une interview de février 2015 sur BmfTv, Hervé FALCIANI accuse directement l’ancienne ministre de la justice et garde des sceaux sots Michèle ALLIOT-MARIE d’avoir détruit des preuves :

« Quand on essaye de détruire des preuves et qu’on est justement un garde des sceaux, c’est dramatique. En envoyant les originaux des documents en Suisse, c’est exactement ce que ça veut dire ».

.

Eric DE MONTGOLFIER a déclaré lors d’une interview au journal Le Point :

« Le ministère de la Justice a rapidement récupéré ce dossier. Je n’ai pu conserver que la partie qui concernait Nice, c’est-à-dire seulement les éventuels fraudeurs fiscaux établis dans mon ressort ».

Il a tout de même eu le temps de pointer le nom de l’ancien préfet Jean-Charles MARCHIANI, un proche de l’ancien ministre Charles PASQUA.

« Lors d’une réunion sur ce dossier à la direction des affaires criminelles et des grâces, j’ai effectivement pu constater que son nom avait été retiré des fichiers HSBC. Quand je me suis étonné de cette omission auprès de la gendarmerie nationale qui avait établi la liste des titulaires de comptes, il m’a été répondu qu’il s’agissait d’une erreur » !

Après la publication dans la presse de la liste de noms de Français possédant des comptes apparemment non déclarés chez HSBC Genève, Éric DE MONTGOLFIER s’étonne de la divulgation de certains noms mais pas de tous. « Pourquoi ce tri ? Bien des questions appellent encore des réponses ». En effet, SwissLeaks ne donne aucun nom d’hommes politiques français. C’est d’autant plus surprenant que les listes de HSBC Genève datent de 2006-2007. Or, en 2005, la multinationale avait absorbé le Crédit commercial de France (CCF), une banque qui avait la réputation de draguer les politiciens, notamment dans le sud de la France (le CCF avait précédemment absorbé la Caisse de crédit de Nice).

.

Témoignage d’un ancien patron d’une banque de Genève :

« Je partageais de nombreux clients français avec HSBC, qui avait repris en 1999 la Republic National Bank of New York d’Edmond Safra. Tout le monde sait à Genève que cette banque comptait 15 à 20 % de Français. Or, sur plus de 100 000 noms, SwissLeaks évoque moins de 3 000 noms. C’est pour le moins surprenant. Aurait-on soustrait certains clients ? »

.

Liens internet utiles

Challenges : Mais qu’est devenue la liste Woerth des 3.000 évadés fiscaux? Le procureur Montgolfier témoigne

Forum démocratique : Affaire HSBC – La France a effectivement falsifié les listes de Falciani

Le Figaro : Nouveaux éléments dans l’affaire HSBC

Le Monde : La liste des évadés fiscaux d’HSBC en Suisse aurait été falsifiée

Libération : 8.000 Français identifiés dans les fichiers bancaires soustraits à HSBC

MyTf1 News : 8000 Français identifiés dans les fichiers de la banque HSBC

OpeNews : La France a effectivement falsifié les listes d’évadés fiscaux d’HSBC

Rue89 avec le Nouvel Obs : Le procureur et le mystère des 5000 comptes suisses disparus