La bordille Goldman Sachs

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La bordille Goldman Sachs

La bordille Goldman Sachs

Qui n’a pas entendu parler de Goldman Sachs ? Les MoutonsDePanurge n’en ont probablement jamais entendu parler, les non panurgés en ont forcément un peu entendu parler à un moment ou à au autre.

Depuis 80 ans, Goldman Sachs est derrière toutes les crises, à commencer par celle de 1929. Quelques années en arrière, Goldman Sachs stockait des milliers de tonnes d’aluminium et de zinc pour en faire monter les prix.

D’après le WallStreet Journal, il y a quelques années, Goldman Sachs conseillait à ses clients de parier sur l’écroulement financier de l’Europe.

La tristement célèbre banque par qui la crise de 2008 est arrivée, celle qui a mis à la rue et dans la misère des millions de LABORIEUX américains …

La liste est tellement longue, inutile de tout lister en introduction sinon l’introduction sera un article à part entière !

En 2010, les bénéfices de Goldman Sachs ont diminué de 37 %, pendant que les salaires des 5 premiers dirigeants étaient multipliés par 3.

Je voulais mettre cette bordille de Goldman Sachs, et toutes les bordilles « humaines » qu’elle contient, à l’honneur sur Anarchozy, site dédié à toutes les pourritures de notre planète.

Si l’on fouine sur le net, on trouve plein d’articles et vidéos, j’ai cherché le reportage qui m’inspirait le plus pour pouvoir faire un article assez généraliste sans faire 50 kilomètres sur les différentes sarkozeries berlusconiennes de la tentaculaire Goldman Sachs. Celui sur lequel j’appuie mon article date de 2013. Il me sert de base de travail car très complet et très synthétique, bien évidemment, j’y rajoute ma sauce anarchozyque sinon ce ne serait pas drôle !

Au passage, petit rappel… Goldman Sachs et Bilderberg sont cul & chemise, mais c’est presque un pléonasme…

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2016 – GoldmanSachs et la peur du Brexit… ! 🙂

Goldman Sachs et JP Morgan balancent des millions pour soutenir toutes les campagnes de propagande qui ont pour mission de lobotomiser les anglais pour qu’ils refusent de sortir de l’Union Européenne ! Rien que cela suffit à renforcer la conviction que notre Union Européenne, qui nous a été imposée, est réellement mafieuse

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Décembre 2015 – Nouvelle pourriture de Goldman Sachs

Goldman Sachs au pays des Bitcoins

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Goldman Sachs n’est que la partie visible de l’Iceberg

Interview de Katia WACHTEL, journaliste pour Business Insider

qui a rédigé des dizaines et des dizaines d’articles sur Goldman Sachs.

C’est la banque sur laquelle tout le monde veut des informations, parce qu’ils ont été les meilleurs pendant des années, ce sont les Number One !

L’homme de la rue ne peut pas comprendre pourquoi Goldman Sachs vend un produit et, dans le même temps, parie sur sa baisse, cela lui paraît immoral. Mais dans le monde de la finance, cela est normal, c’est une pratique banale.

Les gens de Goldman Sachs sont probablement coupables, mais pas plus que les autres, ils servent souvent de bouc émissaire, on ne fouine pas autant dans les activités des autres banques.

Il y a des raisons de fouiner dans leurs affaires mais il faudrait le faire aussi dans celles des autres.

Il y a toujours un fossé entre la morale et la loi, que les procureurs et les gouvernements tentent perpétuellement de combler en sortant de nouvelles lois mais les banquiers arrivent toujours à contourner les nouvelles réglementations.

Les banques de dépôt transformées en requins spéculateurs

Interview de John CASSIDY, journaliste pour The New Yorker

Ce que nous avons découvert, c’est que les banques ne sont plus des banques, on croit que les banques c’est un endroit où l’on dépose son argent, placé à 1 ou 2 %, argent que l’on retire au bout de plusieurs années. Cela, c’était les banques d’il y a 200 ans.

Aujourd’hui, les banques sont des machines spéculatives, non seulement elles utilisent l’argent que vous y déposez et, de surplus, s’endettent pour accroître leur capacité à investir dans des tas de choses.

Les banques ont commencé à jouer, elles font des paris, spéculent pour leur propre compte, elles se font appeler banques dinvestissement.

Les banques françaises et allemandes ont développé des filiales qui ressemblent à tout point de vue à Goldman Sachs ou Morgan Stanley. Ce sont des casinos dissimulés à l’intérieur d’établissements que l’on croit être des banques de dépôt à l’ancienne.

Les gens sont particulièrement fascinés par Goldman Sachs, la banque No 1 depuis plus de 20 ans, elle recrute les gens les plus intelligents, fait les plus grands bénéfices et obtient les meilleurs rendements.

Il y a aussi ce nombre record incroyable d’anciens de Goldman Sachs appelés à de plus hautes fonctions, ils sont très proches du gouvernement, c’est vrai aux Etats-Unis mais aussi en Angleterre et dans le monde entier.

Ils sont de tous les coups, quand un marché explose quelque part, Goldman Sachs est toujours impliqué d’une manière ou d’une autre.

La montée en puissance des produits spéculatifs & des traders

Interview de Susan WEBBER, ex salariée de Goldman Sachs

qui était spécialisée en conseil en investissements.

Le grand changement dans les comportements est apparu dans les années 1980. Auparavant, toutes les banques d’affaire appartenaient à des associés, comme l’exigeait le réglement de la bourse de New-York.

Aux Etats-Unis, si vous êtes associés, vous êtes responsables coinjointement et solidairement, vous pouvez tout perdre. Les entreprises savaient se tenir, il y avait des limites aux mauvais comportements.

En 1999, Goldman Sachs, a eu besoin d’argent et s’est vendu par actions à la bourse.

A partir de ce moment là, les gestionnaires ne sont plus responsables personnellement si la banque perd de l’argent, c’est la raison profonde du changement de comportement.

Au même moment, les lois qui obligeaient les banques à une certaine prudence ont été supprimées par le Président Bill CLINTON.

Avant, la banque Goldman Sachs était surnommée la tortue tellement elle était prudente. Aujourd’hui, elle est surnommée le vampire.

Petite anecdote complémentaire du 19 Janvie 2016 sur LES bordilles CLINTON

Lors d’un débat télévisé opposant les candidats à la primaire démocrate…

À la question : « Qu’est ce qui vous différencie d’Hillary CLINTON sur le volet économique ? », le candidat SANDERS a répondu : « La première différence, c’est que je ne reçois pas d’argent de la part des banques. Je ne reçois aucune rémunération de la part de Goldman Sachs pour des conférences. »

Puis s’adressant à Hillary CLINTON : « Madame la secrétaire, vous n’êtes pas la seule mais vous avez perçu 600.000 $ de la part de Goldman Sachs, pour des conférences, dans la même année. »

Effectivement la bordille cocufiée a perçu plus de 3 millions de $ en 2013 en animant des conférences pour des groupes comme Goldman Sachs, UBS ou Morgan Stanley !

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Deux changements majeurs sont ensuite survenus dans les années 1980-1990 :

  • le marché du crédit est devenu plus important et plus risqué mai aussi plus rentable,
  • le marché des produits financiers dérivés s’est développé et a même explosé dans les années 1990, marché très peu réglementé.

Ces deux marchés si peu régulés ont donné beaucoup d’importance aux traders, qui sont des prédateurs. Le but des tradeurs est de prendre aux autres tout ce qu’ils ont, ils fonctionnent selon les lois de la jungle. Pour eux, si quelqu’un est assez idiot pour acheter un produit à un mauvais prix, c’est son problème. Et comme ces traders ont pris beaucoup d’importance, de pouvoir, notamment chez Goldman Sachs, leur mentalité est devenue prédominante.

Le premier problème est que tout s’est mis à marcher à l’envers, la finance est censée servir les entreprises, soutenir l’industrie, aider l’économie à se développer, donc elle ne devrait pas prélever trop d’argent sinon ce n’est plus un soutien, elle devient iun parasite.

Le second problème, c’est qu’il est beaucoup plus facile de détruire l’économie que de la soutenir.

Goldman Sachs la tentaculaire et ses pions aux postes stratégiques

Il est évident que Goldman Sachs a de l’influence sur le gouverment américain. La bonne question est de savoir s’ils en ont plus que les autres banquiers. Il y a de bonnes raisons de penser qu’ils ont énormément de pouvoir puisqu’ils occupent des postes très importants au gouvernement américain.

Robert RUBIN qui dirigeait Goldman Sachs est devenu le ministre des finances du coureur de jupons Bill CLINTON.

Son successeur, Henry PAULSON, est lui aussi devenu le ministre des finances par la suite, pour la saloperie Georges W.BUSH. En 2008, Henri PAULSON a organisé le plus grand sauvetage de banques jamais réalisé et a veillé à ce que Goldman Sachs en profite largement.

A l’arrivée de Barack OBAMA, de nombreux dirigeants de Goldman Sachs sont entrés à la Maison Blanche et au gouvernement, mais également à la Banque Mondiale, à la FED (Réserve Fédérale Américaine), au FMI, à la CTFC (US Commodity Futures Trading Commission) et à la SEC (US Securities and Exchange Commission). Lorsque certains deviennent les gendarmes des marchés, cela revient à nommer un renard pour protéger le poulailler ! Et, en sens inverse, on a vu des ministres et des procureurs devenir des employés de Goldman Sachs.

Leur influence s’étend sur toute la planète, ils sont des centaines à occuper des postes clés. Par exemple, Mark CARNEY le gouverneur de la Banque du Canada, Olusegun AGANGA le ministre du commerce du Niégria, Ben BROADBENT un des dirigeants de la Banque d’Angleterre, et notre cher SUPER MARIO Garcimore alias Mario DRAGHI à la tête de la BCE (Banque Centrale Européenne) est un ancien vice-président de Goldman Sachs !

Et on voudrait que je gobbe le fait que

quand la FED annonce des QE avec injection de dizaines de milliards par mois aux banques, ou quand elle annonce la fin de cette perfusion qui va directement sur les marchés financiers, relayée dans la foulée par la BCE,

cela  ne serait pas une manipulation orchestrée, que des manipulateurs comme Goldman Sachs ne seraient pas au courant avant la publication de l’information pour pouvoir se placer stratégiquement dans le bon sens, prenant tous les autres spéculateurs à contre-pied ?

Le film Un fauteuil pour deux image très bien, de façon un peu simpliste mais bien réaliste, ce jeu de dupes des marchés financiers.

Goldman Sachs et la bande à SARKOZY le Ripouxblicard

Quand on me tend la perche, la tentation de parler de mon idôle en pareilles circonstances est trop forte ! je ne peux y résister, désolé je craque !

Vu qu’on parle des ramifications de la tentaculaire Goldman Sachs, il semble logique d’évoquer les véreux moisis qui coquinent avec…

Bien évidemment, pour éviter une attaque en diffammation, j’informe que tout ce qui est écrit ci-dessous est complètement farfelu, hypothétique, sorti de mon cerveau dégenté, même si cela est rédigé comme une affirmation, ce n’est que le fruit de ma pensée pervertie ! 🙂 Ces gentilles personnes ne sont que des bienfaitrices de l’humanité, c’est bien connu…

Rappelez-vous (ou découvrez) que Christinne LAGARDE, la chèvre non énarque du FMIsterie à 552.000 $ annuels non imposables, est, elle aussi, à la botte de Goldman Sachs !

Vous n’aurez pas non-plus oublié (non là ce n’est pas possible, pas imaginable) que notre RoiDesCorrompus ou FouDuRoi (choisissez) Nicolas SARKOZY s’est fait rétrocommissionner par Goldman Sachs.

Lui appelle cela « donner une conférence », moi je vois ça comme une « rétrocommission » car

qui pourrait payer une telle crapule qui a ruiné la France à hauteur de 622 milliards d’€, mis en faillite son parti politique à hauteur de 69 millions d’€, fait une campagne présidentielle bling-bling potentiellement estimée à 60 millions d’€ voir 110 millions d’€ si on rajoute les 50 millions d’€ de son pote Kadhafi ?

Franchement, à part ses potes qataris financeurs du terrorisme, je ne vois pas qui pairait cette tâche ? En échange d’une coupe du monde ou tout autre service crapuleux… et encore même pas sûr…

Extrapolons un poil dans la pourriture… puisqu’il s’agit bien de pourriture dans un état de décomposition très avancé dont il s’agit dans cet article…

Nous savons que le grand Guignol de la Baule SARKOZY a placé DSK alias Max la menace au FMI pour s’en débarasser comme adversaire. L’autre « queue sur pattes », étant un branleur de première, n’a pas refusé l’offre, une paie encore bien plus élevée que Président de la République à un poste où l’on ne branle rien (non cela, le « Don Juan »  le laissait faire à certaines « amies » ), où dès qu’on dit une connerie inconsistante, tout le monde écoute comme si c’était un miracle annoncé !

Et à qui donc s’est adressé le toxico & alcoolo SARKOZY sur cette berlusconnerie ? A JUNCKER l’assécheur de l’Union Européenne mafieuse. Certes, à l’époque, il n’avait pas encore les clés de la Commission européenne, ben non il était trop occupé à assécher ses voisins à coups de LuxLeaks !

Mais, comment ne pas imaginer que JUNCKER et DSK eux-mêmes n’aient pas eu de liens à un moment ou à un autre avec la bordille Goldman Sachs ?

Et PAF ! dans le mille ! 🙂 j’ai tenté, j’ai joué, j’ai gagné : notre coureur du bois de boulogne a bien ouvert les portes du FMI à Goldman Sachs ! Une vraie FMIsterie !

A force de toucher à toutes les facettes de la pourriture, à force d’en défaire les pelotes très emmêlées, très entremêlées, je finis toujours par trouver des ramifications communes…

Avec les derniers événements (Affaire TAPIE – le gitan richard doit tout rembourser) par contre, là je sèche. Concernant la grosse vérole TAPIE, à part des connivences de bas étage avec SARKOZY, LAGARDE et WOERTH les épureurs de liste d’évadés fiscaux, je n’imagine pas de lien avec Goldman Sachs, non beaucoup trop tâche et pas si intelligent que cela le TAPIE, juste encore plus cupide que le gazeux SARKOZY ! Ce pavé là sera mon prochain article je pense…

Mais tout est lié, banques d’investissement mafieuses, paradis fiscaux, corruption… L’argent coule à flots mais que pour ceux d’en haut, la misère pour les autres !

Le scandale Goldman Sachs au grand jour

Interview de Louise STORY du New-York Times

qui a dénoncé les fraudes de Goldman Sachs, ce qui a valu à Goldman Sachs de payer en 2010 une amende record de 550 millions de $ pour avoir abusé ses clients.

Hé oui, là-bas aussi l’Etat mafieux prend son bakchich, et même de façon encore plus démesurée que chez nous, cela n’empêche pas que le carnage fait reste fait et souvent irréparable… Il en va souvent ainsi, l’Etat mafieux empoche plus d’argent, au nom de la sacro sainte amende, que ce que les victimes perçoivent en dédommagement. Là aussi, il y aurait beaucoup à dire, de quoi consacrer un article à part entière, mais je ferme la parenthèse, restons sur la pourriture Goldman Sachs.

Mon titre indique LE SCANDALE mais ce n’est que l’un des NOMBREUX scandales Goldman Sachs !

Quand les marchés financiers ont rencontré des problèmes, il n’y a pas eu assez d’argent pour toutes les banques. On a constaté alors que Goldman Sachs, ainsi que d’autres banques, prenaient des décisions mais pas forcément dans l’intérêt de leurs clients, cela ils l’ont fait de plusieurs manières.

Par exemple, l’hôpital de Pittsburg avait acheté à Goldman Sachs des titres aux enchères, des placements à court terme dont la valeur variait constamment. Début 2008, ce marché s’est asséché, Goldman Sachs a été le premier à se retirer du marché, contribuant à sa baisse. Or, depuis des mois, les responsables de l’hôpital demandaient à Goldman Sachs s’il fallait se retirer du marcher et on leur répondait NON !

Au moment où Goldman Sachs a baissé la valeur des titres de crédits immobiliers, il pariait en même temps sur leur baisse. Les clients pensaient que Goldman Sachs était un opérateur neutre, ils ne savaient pas que plus la banque dévaluait les titres de ses clients plus la banque gagnait d’argent.

Fin 2006, Goldman Sachs pensait que le marché de l’immobilier allait durer, il possédait encore beaucoup de titres d’hypotèque à long terme. Début 2007, le groupe a voulu s’en débarrasser mais c’était devenu très difficile de les vendre. Ils ont donc créé ce qu’ils ont appelé le Big Short, un énorme pari sur l’effondrement de l’immobilier et ils en ont tiré un très gros profit. Goldman Sachs a déclaré des pertes sur ce marché en 2008 mais en a tiré de juteux bénéfices dès 2009.

Pendant que les autres banques s’effondraient complètement, Goldman Sachs est devenu encore plus riche grâce à ce pari, même si ses clients en ont souffert.

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La faillite d’AIG

La compagnie d’assurance AIG s’est engagée dans des contrats très compliqués avec plusieurs grandes banques dont Goldman Sachs, elle leur a vendu des polices d’assurance couvrant les titres de crédit hypotécaire en cas de baisse, des assurances sur les produits financiers.

Comme on le sait, ces titres se sont effondrés, Goldman Sachs a été la première banque à demander à AIG de lui verser beaucoup d’argent en vertu des polices d’assurance. Sachant que Goldman Sachs avait en même temps parié sur la baisse de ces titres. Goldman Sachs gagnait donc doublement dans cet effondrement.

Le groupe AIG a été totalement ruiné et le gouvernement a décidé de le renflouer à l’automne 2008. Petit détail, tout l’argent donné par le gouverment à AIG a été redistribué en secret aux banques. Cela n’a été su que bien plus tard.

Le renflouement d’AIG (nationalisé) a nécessité 185 milliards de $. Plus de 90 milliards de $ ont été versés entre septembre et décembre 2008 pour dénouer les positions souscrites par sa filiale financière auprès de banques telles que Société générale, Calyon (Crédit agricole), BNP Paribas, Goldman Sachs, Deutsche Bank et Barclays, entre autres.

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Vous voulez vous faire une idée du mode opératoire de la Bordille Goldman Sachs ? Je vous invite à voir un excellent film sur le sujet : Margin Call.

Goldman Sachs devant le Sénat, même pas peur !

Interview du sénateur Edward KAUFMAN

Concernant ce pari sur l’effondrement du marché immobilier, le scandale était si énorme que les représentants de Goldman Sachs ont été convoqués devant le Sénat américain.

Le sénateur Edward KAUFMAN faisait partie de la commission qui a interrogé publiquement les banquiers.

Il est l’un des rares sénateurs à ne pas avoir pris l’argent de Goldman Sachs pour financer sa campagne électorale.

Il est scandalisé par le fait qu’aucun des banquiers n’ait été envoyé en prison.

Voici son interview :

Le président Lloyd BLANKFEIN et les dirigeants de Goldman Sachs sont venus témoigner et raconter une histoire difficile à croire. Pas une fois, Lloyd BLANKFEIN n’a admis que Goldman Sachs avait une stratégie basée sur la chute du marché immobilier.

Ils vendaient un produit financier à quelqu’un en lui disant que c’était un très bon investissement, et, en parallèle, ils proposaient à d’autres de parier sur la baisse de cet investissement.

Il est difficile de croire que Goldman Sachs n’a pas commis de fraude. Et que personne n’aille en prison, c’est vraiment écoeurant et très décourageant.

Jusqu’à présent, les régulateurs ont toujours réglementé en faveur des grosses banques et non en faveur des citoyens et des investisseurs. Ce n’est pas juste les riches contre les pauvres, tous les investisseurs, petits ou gros souffrent de la spéculation, ce sont les grosses banques contre tous !

Après les attentats du 11 Septembre, nous avons déplacé beaucoup d’agents du FBI chargés de la fraude financière vers la lutte anti-terroriste, ce qu’il fallait faire, mais nous aurions dû regarnir la section financière du FBI, ce qui n’a pas été fait.

L’autorégulation est une illusion, cela ne fonctionne pas plus dans la finance que dans la rue ou dans le sport. C’est comme si on supprimait la police dans les rue.

Ce qui m’inquiète aussi, c’est que les ingénieurs créent des ordinateurs et des logiciels qui fonctionnent à une vitesse incroyable. Nous n’avons aucune idée de ce qu’il se passe dans ces marchés car nous ne pouvons pas contrôler leur vitesse. Aucune autorité des marchés, ni la CFTC ni la SEC, ne peuvent détecter ce qu’il se passe dans les échanges à haute vitesse et c’est incroyablement dangereux.

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Le reportage indique ensuite que seuls 20 % des échanges sont traités par la bourse de New-York, vouée à fermer dans quelques années. Aujourd’hui, la plupart des transactions sont effectuées en dehors du contrôle des bourses, directement entre les ordinateurs d’une banque à l’autre en toute discrétion à la vitesse de la lumière. Et quand le prix du pétrole, du café, du blé, du soja double ou triple, ce n’est plus sous l’effet de l’offre et de la demande mais parce que Goldman Sachs et ses concurrents utilisent des rumeurs ou les fabriquent pour gagner leurs paris sur la hausse ou la baisse des prix.

Petite parenthèse sur le trading haute fréquence et ses conséquences potentiellement dangereuses avec ce petit extrait d’une interview de Flore VASSEUR dans une émission de Karl ZERO du 13 Mai 2010.

Lors de la séance du 6 Mai 2010, le Dow Jones a perdu 10 % en 1 heure. Personne ne sait ce qu’il s’est passé. La SEC et la CFTC, organismes de surveillance des marchés, ont ait une enquête et ont conclu qu’il s’agissait de réponses d’algorythmes.

Ouhaouh balaises la SEC etCFTC, quelle utilité ! Même un clanpin d’en bas comme moi aurait abouti à la même conclusion.

Aujourd’hui, 70 % des transactions boursières quotidiennes sont faites par des machines sans aucune intervention humaine, ce sont des algorithmes qui se répondent.

On est en train de prendre conscience de l’emprise de la finance sur notre quotidien. La prochaine vague, ce sera de prendre conscience de l’emprise des mathématiques et des machines sur la finance et on se rendra compte à ce moment-là que l’homme est très très loin.

Flore VASSEUR, parlant au nom des traders dans un livre : « nous n’avons jamais mis le pied dans une entreprise, c’est un repère de besogneux, nous nous fouttons de ce qu’elles produisent, du nombre de salariés qu’elles emploient, nos profits sont leurs pertes, pour nous il n’y aura jamais de punition. »

Les traders ne sont pas formés pour être comme cela mais payés pour être comme cela, payés pour rappoter de l’argent à leur employeur, comme tout salarié. Mais plus personne ne contrôle ce que font les traders. Il y a une guerre soutéraine pour s’arracher les meilleurs traders au meilleur prix, ce sont souvent des polytechniciens, les marchés boursies c’est le seul endroit où ils peuvent encore bidouiller les chiffres quand ils ont passé 10 ans à étudier cela.

Je déplacerai prochainement cette parenthèse dans un article plus complet sur le sujet, intitulé Les milliers de milliards de la peur… prochainement sur votre écran anarchozyque 🙂

Le mensonge de la fausse réforme de Wall-Street

Interview de Larry RUBINOFF, ancien courtier en hypothèques

Il existe sur internet un site qui signale les articles et émissions de télévision critiques à l’encontre de Goldman Sachs : goldmansachs666.com

Larry RUBINOFF a dirigé une agence de crédit immobilier pendant plus de 20 ans. Avant que le marché ne s’écroule, il était courtier en hypothèques.

Il maintient à jour ce site, Goldman Sachs l’a attaqué en justice pour faire fermer ce site mais, vu qu’il n’en tire aucun profit financier, la justice lui a donné raison, ainsi son site continue d’exister.

Il a lancé ce site car il est en colère contre le système bancaire qui a créé cette crise économique touchant des millions de gens, surtout les classes moyennes, ils ont abusé des petites gens par pure cupidité.

Pour lui, Goldman Sachs n’a pas souffert de la crise, au contraire le groupe a obtenu ses meilleurs résultats dans les années qui ont suivi la crise. Ils savaient que les hypothèques allaient s’écrouler, ils n’ont prévenu personne, ils ont manipulé le monde entier. Ils ont payé les agences de notation pour donner de fausses notes afin que les investisseurs croient que c’était sans risque.

Après la (fausse) réforme de Wall-Street durant l’été 2010, et malgré les beaux discours des politiciens, rien n’a changé dans le monde de la finance : dans les banques de Wall-Street, on continue à vendre et acheter des produits dérivés, des paris sur les hypothèques et on ne sait pas quelles notes leurs sont attribuées, ils trafiquent autant qu’avant, peut-être même plus.

Le gouvernement est faible face à ces banques probablement parce que Goldman Sachs et les autres banquiers ont beaucoup trop de pouvoir. Ceux qui contrôlent la finance sont plus forts. Celui qui a créé la FED, Mayer ROTHSCHILD, disait : « laissez moi contrôler les finances d’un pays et peu m’importe qui font les lois ». Et c’est vrai, les banques contrôlent l’argent, avec cet argent elles contrôlent le gouvernement et ceux qui font les lois.

Concernant ROTHSCHILD, personne n’a oublié qu’on doit à ce nom moisi notre célèbre dette ? Mais des histoires encore bien plus pourries peu connues existent sur cette vermine…

Larry RUBINOFF pense que les gens ne se révoltent pas parce qu’ils ont peur des représailles, ils deviennent des moutons. On les conduit à l’abatoire mais ils ne croient pas qu’on puisse combattre ces institutions.

Goldman Sachs et les véreux de la Commission européenne

Interview de Pascal CANFIN, député européen

Concernant les mafieux de l’Union européenne et ses instances vérolées moisies, on sait déjà quoi en penser.

Heureusement, il semble y avoir quelques députés européens intègres, certes pas sûr qu’ils fassent le poids face aux autres lobbyisés à outrance comme par exemple la gazière « lucettée » Rachida DATI.

Pascal CANFIN, député européen, a découvert que les experts qui conseillent la Commission européenne sont en réalité des lobbyistes payés par les grandes banques.

Goldman Sachs ne contribue en rien à faire en sorte que l’économie fonctionne mieux, au contraire ils peuvent gagner énormément d’argent quand les choses vont mal.

Tout leur savoir faire c’est de bien se positionner, mais aussi d’influencer les marchés, les décideurs, les lois pour que les paris qu’ils ont pris se réalisent.

Quand vous avez par exemple la possibilité de parier sur la baisse de la valeur d’une obligation grecque, vous avez tout intérêt à avoir une campagne de presse décrivant une situation dramatique de la Grèce de façon à ce que les autres acteurs du marchés vendent pour que cette valeur baisse.

Ils ont besoin d’opacité, besoin des paradis fiscaux, besoin du secret bancaire, besoin que les règles qui encadrent les transactions financières ne soient pas transparentes.

On comprend donc que les OffShoreLeaks, SwissLeaks & Luxleaks ont encore de beaux jours devant eux. Cela explique pourquoi JUNCKER l’assécheur des LuxLeaks a été positionné à la tête de la Commission européenne (en complément de Mario DRAGHI à la tête de la BCE). Oui l’argent coule à flots pour ces crapules !

Tous ces produits qui se créent depuis 20 ans, qu’ils font appeler l’innovation financière, c’est cela le ressort de l’augmentation des prix. On devrait appeler ces produits les bombes à retardement parce qu’on est en train de mettre plus de risque que d’en supprimer.

Le lobbying des financiers est de dire qu’ils prennent en charge et couvrent le risque, la réalité c’est exactement l’inverse, ils créent plus de risque.

Le scandale Litton Loan Servicing

Interview de Jean-François GAYRAUD, auteur de La grande fraude

Pendant des années, Jean-Fraçois GAYRAUD a dirigé les enquêtes contre la délinquance économique. Il a écrit un livre sur les crimes financiers :

La grande fraude

Son interview :

Les banquiers qui distribuaient les prêts subprimes savaient très bien que ces prêts allaient littéralement étrangler les plus vulnérables de la société américaine. Il y a même une expression révélatrice et ignoble de la toxicité de ces prêts : les financiers parlaient de prêts à neutrons, en référence à l’arme à neutrons qui détruit les personnes mais laisse en places les batiments.

Donc ces prêts subprimes allaient, de manière très consciente et très volontaire, en quelques sortes détruire les ménages américains qui allaient être étranglés mais laisser intactes les maisons qui pourraient être ensuite rachetées par les banques elles mêmes.

Aux Etats-Unis, Il y a eu un rééquilibrage ou un reversement de pouvoir entre le monde financier qui est à New-York, à Wall-Street et les institutions politiques à Washington. La finance américaine a pris de plus en plus de poids dans la système américain et à commencé à tenir en laisse le pouvoir politique.

Question : est-ce qu’il y a des gens au-dessus de Goldman Sachs, est-ce qu’ils ont des comptes à rendre à quelqu’un ?

On peut penser que l’impunité est criminogène, c’est une incitation permanente à comettre de nouveaux crimes, c’est vrai pour un voleur de banque, c’est vrai pour un banquier voleur. C’est tout le problème du système américain, comme il ne sanctionne pas, il incite en permanence à des comportements au minimum douteux. Or, la déréglementation, quand elle est pratiquée de façon dogmatique, fondamentaliste, est criminogène, c’est à dire qu’elle constitue une incitation permanente à des fraudes et crée de manière systématique des opportunités de fraude.

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Goldman Sachs a été poursuivi par la FED. En effet, en 2009, une filiale de Goldman Sachs, Litton Loan Servicing, a explusé illégalement des milliers de familles.

La FED considère que cettte société est coupable de comportements fautifs, pratiques anormales  et négligences.

Ci contre une vidéo rappelant cette fumisterie…

Goldman & co financent les campagnes politiques

Interview de Dan RATHER,
ancien présentateur vedette du journal de CBS

Son interview :

Il faut savoir que, chez Goldman Sachs et à Wall-Street en général, on joue au poker, c’est un énorme casino. Mais, quand vous rentrez dans les bonnes salles de jeux, vous savez que vous allez jouer.

Vous faites confiance au casino dans le respect des règles, il n’y a pas de cartes cachées dans les manches, vous connaissez les règles et les risques.

Là, nous savons que les dés et la roulette ont été truqués.

Pourtant, jusqu’à présent, un seul gros joueur de Wall-Street a été traduit devant un tribunal pénal. Les autres, conformément à nos lois, n’ont été traduits que devant un tribunal civil, ils ont eu juste des amendes à payer. Les amendes semblent importantes, par exemple 100 millions de $, mais c’est de la monnaie de singe pour ces gens là.

Tant qu’ils ne subissent que des pertes d’argent, j’ai peur qu’ils continuent. A moins que certains n’aillent en prison, ce qui serait légitime.

Hé oui, comme déjà souvent évoqué, au final on a à faire à un Etat mafieux qui se contente juste de prendre son bakchich au passage, bakchich déjà juteux mais très inférieur aux larcins pour les inciter à continuer. Etats-Unis = même vérolerie que l’Etat français, je pense qu’on peut dire que tous les pays au monde ont adopté ce comportement… Normal ceux qui composent ces Etats mafieux SONT MAFIEUX !

Nos gouvernements, républicains comme démocrates, ont eux aussi des comptes à rendre. Ce qu’il se passe aux Etats-Unis, comme ailleurs, c’est que le gouvernement couche avec les très grandes entreprises, avec le monde des affaires, les énormes conglomérats y compris les banques. Les grands conglomérats font des dons énormes pendant les campagnes.

Hé oui aux Etats-Unis, les lobbies véreux sont encore plus influents qu’en France, particulièrement les lobbies du tabac et de l’armement, mais celui toujours sous-estimé car plus discret reste celui des banksters !

La dernière campagne présidentielle américaine à couté 2 milliards de $. A côté des donateurs désinterrésés, la plupart de ceux qui financent nos hommes politiques s’attendent à recevoir quelque chose en échange.

En France, on est loin de ces sommes officiellement avec normalement une limite autour de 22 millions d’€ pour prétendre à un remboursement par l’Etat, donc par nous le peuple. Pourtant l’autre bordille, le bygmalioniste SARKOZY s’est offert une campagne bling-bling à potentiellement 60 millions d’€ voir 110 millions d’€ avec la valise kadhafiste  !

Goldman l’intouchable mène le monde à sa perte ?

Interview de Chirs HEDGES, auteur de L’empire de l’illusion
  • Qu’est-ce que Goldman Sachs a de spécial ?

Les dirigeants de Goldman Sachs sont incités à prendre leur retraite assez jeune et ils terminent dans la haute administration, ils sont très nombreux à prendre des postes politiques, et il est juste de dire que, dans ce pays, il est impossible de voter contre les intérêts de Goldman Sachs.

  • Jusqu’où va le pouvoir de Goldman Sachs ?

Goldman Sachs a le pouvoir de couler l’économie de la Grèce avec les taux d’intérêt de sa dette.

Et s’ils déclarent qu’un Etat est insolvable, les conséquences sont terribles. Parce qu’ils imposent au gouvernement de prendre des mesures d’austérité qui appauvrissent la société.

Ils l’ont fait avec la Grèce, ils le font avec les Etats-Unis. Nous sommes tous des otages de leur spéculation.

  •  Que pensez-vous des auditions du Sénat ?

C’est du théâtre politique. Dès que les lumières s’éteignent, ces gens sortent déjeuner ensemble. Personne ne peut obtenir de pouvoir politique dans ce pays sans l’accord des financiers.

Depuis la catastrophe de 2008, on a vu que ces institutions sont intouchables, on ne peut pas les arrêter. Ils ont pillé le trésor américain et continuent à jouer dans leurs casinos comme avant 2008 lorsque l’explosion de la bulle a faire perdre 17.000 milliards aux petits actionnaires et aux citoyens ordinaires qui n’ont plus d’économies, plus de retraites.

Ces gens sont des criminels. Au 17ème siècle, les spéculateurs étaient pendus. Mais, aujourd’hui, chaque institution – la presse, les universités, les tribunaux, les sénateurs et le gouvernement – danse au son de leur musique et il n’y a aucun moyen pour un citoyen ordinaire de se rebeller.

Il n’y a pas de mécanisme dans la structure du pouvoir qui permette de se battre, nous ne vivons pas en démocratie mais dans ce que le philosophe Chinden Wolly appelle un système de totalitarisme inversé c’est à dire que, plutôt de s’organiser autour d’un chef démagogue et carismatique, cela s’exprime dans l’anonymat de l’Etat Entreprise.

Nous sommes détruits financièrement, moralement, politiquement par des institutions et la reine est Goldman Sachs.

Ils n’ont pas de limite, ils transforment tout en marchandises qu’ils exploitent jusqu’à son épuisement ou sa faillite. C’est pourquoi la crise de l’environnement est intimement liée à la crise économique.

Tiens, cela ne vous rappelle pas la farce de la COP21 à 187 millions d’€ pour les contribuables français afin de permettre à 150 nababs de se pavaner, glorifier pour des promesses dans 85 ans alors qu’ils ne les tiennent déjà pas sur 5 ans ? Pendant qu’en coulisses les lobbies des énergies fossiles négocient âprement ?

La mort de l’empire américain n’est pas une tragédie. C’est peut-être une bonne chose, c’est juste la manière dont nous mourons qui fait peur parce que nous nous débattons comme un animal blessé. Les empires tyraniques finissent toujours par imploser, chez eux.

En son temps, la démocratie athénienne a été abattue par les athéniens eux-mêmes et nous faisons comme eux. Bon nombre de civilisations ont disparu parce qu’elles ont épuisé leur potentiel et leurs ressources. Le danger cette fois c’est qu’on emporte toute la planète avec nous. Il ne reste plus d’endroit pour émigrer.

Comment Goldman Sachs a torpillé la Grèce et l’Europe

Un responsable de la dette d’un pays européen a déclaré : « Goldman Sachs ne s’intéresse pas au marché de la dette des grands pays comme la France ou l’Allemagne, il préfère celle des petits, comme la Grèce ou le Portugal, car elle est plus volatile et donc plus spéculative. C’est beaucoup plus facile de se faire de l’argent vite. »

Maquillage des comptes

Dans un premier temps, Goldman Sachs a permis à la Grèce de s’endetter en cachette, bien au-delà des limites fixées par Bruxelles, grâce à des montages financiers complexes ressemblant curieusement aux subprimes responsables de la crise des subprimes de 2008.

La dissimulation s’est produite peu après l’entrée de la Grèce dans la zone euro, en 2001 : en adoptant l’euro, la Grèce s’était engagée à ne pas dépasser 3% de déficit budgétaire, règle contournée par les autorités grâce à Goldman Sachs, qui a empoché au passage une commission de 300 millions de $ !

Cela s’est fait par le biais de swaps, instruments financiers pour se couvrir contre le risque de change sur les obligations de sa dette. Mais ils ont également anticipé des recettes futures comme le versement des redevances d’aéroport.

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Spéculation sur la chute de la Grèce

Dans un second temps, Goldman Sachs a investi dans des fonds spéculatifs pariant que la Grèce serait bientôt en défaut de paiement !

Fin 2009, les agences de notation (copines de Goldman Sachs) ont dégradé la note de la dette grecque à BBB +, entraînant la peur des investisseurs sur la dette grecque, une hausse de ses taux, et un décrochage de l’euro.

Le lundi 25 Janvier 2010, la Grèce a rendez-vous avec le marché, souhaitant émettre 3 milliards d’€ d’emprunt. Pour démarcher les clients, la Grèce fait appel à quelques banques d’affaires dont encore Goldman Sachs, dont le rôle dans ce cas est de rassurer les acheteurs potentiels. Pari menteur réussi : 25 milliards d’€ de demande, 8 milliards d’€ émis. Tous les acheteurs veulent de la dette grecque car fortement rémunérée autour de 6 %.

Le mercredi 27 Janvier 2010, le Financial Times, très suivi par les opérateurs de marché, affirme que la Chine a refusé d’acheter 25 milliards d’€ d’emprunt grec, info obtenue en exclusivité par l’intermédiaire de Goldman Sachs. La nouvelle sème la panique, les traders imaginent la Grèce est au bord du gouffre et les investisseurs exigent immédiatement une prime de risque encore plus élevée. Mais, en réalité, l’information n’était qu’une rumeur !

Un professionnel décrypte : « Je ne peux pas imaginer que le Financial Times n’a pas vérifié une information aussi importante auprès de Goldman Sachs. Ce qui signifie que la banque avait un intérêt à ce que ce genre de rumeur se propage même si elle est fausse

La banque reconnaît une seule chose : en même temps qu’elle conseillait le gouvernement grec, elle recommandait à ses clients d’acheter du CDS (Credit default swap) grec, un produit financier équivalent à une assurance destinée à se prémunir contre la potentielle défaillance d’un Etat, titre hautement spéculatif. En clair, quand Goldman Sachs conseille d’acheter du CDS, c’est qu’il anticipe une hausse du prix de ce CDS et un risque sur la Grèce.

A l’époque, Goldman Sachs est un des très gros acteurs qui spéculent sur le marché du CDS contre la Grèce, en combine avec le hedge fund américain PAULSON (tiens comme c’est bizarre, le nom d’un ancien dirigeant de Goldman Sachs !) qui s’était enrichi lors de la crise des subprimes de 2008. Mais il est impossible de prouver tout ceci car le marché du CDS est opaque et non réglementé !

Quand y en a plus y en a encore (de la pourriture), double effet kiss-cool

Goldman Sachs en a profité pour spéculer sur la baisse de l’€. D’après les autorités américaines, entre le 26 Janvier 2010 et le 2 Février 2010, des fonds spéculatifs et des banques d’investissements dont Goldman Sachs ont vendu massivement 5,5 milliards d’€ contre des $, autant qu’en Septembre 2008, au plus fort de la crise…

Le bon vieil adage a retenir en bourse : on achète la rumeur et on vend la nouvelle ! Manipulateurs versus pigeons

Eurostat a décidé de diligenter une enquête en profondeur sur cette période pour savoir si Goldman Sachs a franchi la ligne jaune ou non mais ces véreux sont malins, habitués à être toujours borderline mais le plus souvent juste un poil du côté de la légalité…

En Juillet 2015, on apprend que le gouvernement d’Alexis TSIPRAS envisage de poursuivre Goldman Sachs devant les tribunaux  pour cette affaire de maquillage des comptes grecs pour tenter de récupérer sa commission, réévaluée à plus de 600 millions de $.

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Comment Goldman Sachs a torpillé la Grèce et l’Europe – liens intéressants

Economie Matin : Au fait, comment la Grèce a truqué ses comptes ?

Le Figaro : Comment la Grèce a maquillé ses comptes publics depuis 1997

Le Figaro : La Fed enquête sur le rôle de Goldman Sachs en Grèce

Le Point : Le gouvernement grec pourrait poursuivre Goldman Sachs

Libération – Grèce : Goldman, prise la main dans le Sachs

La Tribune : Quand Goldman Sachs aidait la Grèce à tricher pour 600 millions d’euros

Wikistrike : Goldman Sachs a camouflé la dette de la Grèce, puis parié sur sa faillite !

La bordille Goldman Sachs en Europe

Dans le mois de Janvier 2015, on a assisté à une superbe fumisterie de la part de la BNS (Banque Nationale Suisse), prenant tout le monde au dépourvu, en décidant d’abandonner en pleine nuit son taux de change plancher. Plusieurs brokers y ont laissé des plumes et mis la clé sous la porte, et laissant au passage leurs clients ruinés sur le carreau un beau matin. Et bon nombre de collectivités locales, notamment, se sont retrouvées avec un endettemement accru du fait de l’explosion de leur taux de crédit indexé notamment sur la parité avec le franc suisse.

Hé bien, Goldman Sachs considère que c’est une bonne décision ! Je rappelle qu’il y a eu suspicion de délit d’initié alors, quand j’entends Goldman Sachs se mêler ou être mêlé de prêt ou de loin à une telle affaire, je ne peux m’empêcher d’établir un lien…

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En 2014, le Crédit Suisse et BNP Paribas sont poursuivis par les autorités américaines respectivement pour blanchiment et évasion fiscale, et risquent de très lourdes amendes (milliards de $).

BNP Paribas est accusé d’avoir contourné entre 2002 et 2009 des sanctions américaines contre l’Iran, le Soudan et Cuba. Credit Suisse se voit reprocher d’avoir aidé des riches américains à dissimuler des avoirs au fisc de leur pays.

Lloyd BLANKFEIN, patron de Goldman Sachs, s’empresse de prendre la défense de ces 2 groupes véreux moisis !

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Goldman Sachs a voulu « mafioser » au Portugal. Résultat, en 2014, le groupe s’est vu signifier par la Banque du Portugal qu’il n’obtiendrait finalement pas le remboursement d’un prêt de 835 millions de $. Ce crédit avait été accordé à BES (Banco Espirito Santo) quelques semaines avant la faillite du conglomérat financier portugais.

A l’époque, les titres adossés à ce prêt avaient été émis par Oak Finance Luxembourg SA, véhicule financier de Goldman Sachs (l’objet était de financer un projet de raffinerie pétrolière au Vénézuela, allez un peu de saga Peplum Petroleum). Ces titres avaient ensuite été acquis par Goldman Sachs qui les avait refourgués à des fonds de pension clients !

Donc, une fois de plus, c’était bien pour niquer de nouveaux pigeons, réels dindons de la farce. Je suis persuadé que le groupe Goldman Sachs n’a rien perdu dans l’affaire mais ses clients fort probablement que oui.

Liens internet intéressants sur la bordille Goldman Sachs

Arcinfo : Amende pour Crédit Suisse – le patron de Goldman Sachs met en garde

Arte : Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde

Bfm Business : Quand Goldman Sachs crée son propre bitcoin

Bfm Business : Goldman Sachs n’est pas une mafia mais elle a trop de pouvoir

Business Insider : The Final Hearing – Lloyd Blankfein Vs. The Senate

CEPII : Que sait-on de l’implantation des banques dans les paradis fiscaux ?

Consumer Affairs : Litton Loan Services Consumer Complaints & Reviews

e Financial Careers : On entre chez Goldman Sachs comme on entre en religion

France 24 : Comment la banque Goldman Sachs transforme l’aluminium en or

Gaulliste libre : Nicolas Sarkozy, ou l’indécence du conférencier de Goldman Sachs

GoldmanSachs666.com

Les Echos : Goldman Sachs victime de BES

Libération : FMI – Sarkozy propulse DSK et enterre Fabius

Médiapart : L’Europe censitaire de Juncker

L’obs avec Rue89 : La réforme de Wall Street par Obama expliquée aux nuls

LA Progressive : Goldman Sachs – An Old-School Mafia Family?

La trappe à Phynances : Le « socialiste » Strauss-Kahn vend l’Europe à Goldman Sachs

Le blog de seddouki.foued : Une oligarchie financière qui domine le monde

Le Figaro : Le renflouement d’AIG a permis de dédommager les banques européennes

Le Huffington Post : Ben Bernanke quitte la Fed, l’homme le plus puissant du monde tire sa révérence. Quel héritage?

Le Huffington Post : Goldman Sachs and Litton Loan Servicing – A Very Uncomfortable Divorce

Le Huffington Post : Goldman Sachs Emails – Firm Had ‘The Big Short’ As Economy Fell

Le Huffington Post : Le cartel de la réserve fédérale – les huit familles

Le Journal du Siècle : Goldman Sachs finalise sa prise de contrôle économique sur l’Europe

Le Monde : Goldman Sachs, le trait d’union entre Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos

Le Monde : La « franc-maçonnerie » européenne de Goldman Sachs

Le Monde : Les anciens de la Fed continuent de s’expliquer sur le sauvetage d’AIG

Le Point : Le gouvernement grec pourrait poursuivre Goldman Sachs

Le Point : Le recrutement de Barroso ou les dérives du « gouvernement Sachs »

Les Echos : Goldman Sachs victime de BES

Les maîtres du monde : En Europe, le pouvoir est à Goldman Sachs

Libération : Grèce – Goldman, prise la main dans le Sachs

Liberterre : Goldman Sachs – la grande machine à bulles

Litton Loan Servicing Complaints and Reviews

Médiapart : En quelques jours, la pieuvre Goldman Sachs et le groupe Bilderberg ont pris les manettes…

Option Finance : Goldman Sachs sur les actions américaines – après le ‘Bernanke put’ le ‘Yellen call’

ParisMatch : Des allées du pouvoir à Goldman Sachs, il n’y a qu’un pas

Radio VL : Goldman Sachs, la banque (ou mafia) du diable

SEC : Goldman Sachs to Pay Record $550 Million to Settle SEC Charges Related to Subprime Mortgage CDO

Slate : Pourquoi la nomination de Janet Yellen à la tête de la Fed est importante

The Nation : Why Do Former Goldman Sachs Bankers Keep Landing Top Slots at the Federal Reserve ?

Tribune de Genève : Goldman Sachs ne blâme pas la décision de la BNS

Upr : Christine LAGARDE, simple porte-parole de Goldman Sachs

Wikipédia : The big short (livre)