Les solutions pour s’affranchir du « Burn-Out » cas concret

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Burn-out en sortir définitivement cas concret

Les solutions pour s’affranchir du « Burn-Out » cas concret

Cet article a pour but de montrer que l’on peut s’affranchir du « burn-out » de façon simple à condition d’en avoir réellement envie.

Ca faisait longtemps que je voulais réaliser un article sur le « burn-out » pour peut-être aider des personnes dans cette situation par l’apport de mon témoignage pour avoir vécu cela, je trouve enfin le temps de le faire alors je me lance.

Comme dans la plupart de mes articles, vous trouverez à la fin différents liens internet que j’ai trouvés intéressants. Mais, pour une fois, cet article tournant autour de mon « expérience » vécue, je ne me réfère à aucun moment à ces liens. Je veux simplement montrer qu’on peut en sortir définitivement de façon relativement simple, à condition d’en avoir envie, je comparerais cette motivation nécessaire à celle d’une personne désireuse réellement d’arrêter de fumer, même si on entre dans ce vice pas pour les mêmes raisons et si on cherche à en sortir pour des raisons encore différentes. Il y a pourtant bien des raisons communes plus qu’évidentes à vouloir en sortir : les impacts sur sa santé et sa vie au quotidien.

CONCERNANT CET ARTICLE

Dans un premier temps, je vais présenter le contexte, les situations qui m’ont conduit à un état de « burn-out », moi je considère l’avoir vécu, peut-être certains lecteurs diront que ce vécu n’est pas du « burn-out », on peut en débattre longtemps. Comme d’habitude, chaque partie de l’article est rangée dans des sections dépliables, comme ça, ceux qui ne veulent lire qu’une partie le peuvent facilement.

Si je prends la peine de détailler le contexte, c’est uniquement pour essayer de faire prendre conscience aux gens qu’on y vient progressivement, sournoisement, si bien qu’on n’en a pas forcément conscience, c’est seulement en arrivant à prendre du recul à un moment donné qu’on perçoit la réalité. Bref, mon but, même si je détaille pas mal les situations, n’est pas du tout de me narcissiser, de débaler ma vie, je suis un anonyme parmi tant d’autres dont la vie n’a rien de bien différent de celle des autres.

Un petit point sur internet : attention, bon nombre de sites aux mots et slogans « tape à l’œil » semblent n’être ni plus ni moins que des sites pour faire du fric sur le dos des personnes en détresse chercheuses de solution, d’aide, donc VIGILANCE !

LE « BURN-OUT » SAUCE ANARCHOZYQUE

C’est quoi le « burn-out » ?

De mémoire, pour avoir creusé le sujet il y a quelques années quand j’étais représentant du personnel, et d’expérience, de mon vécu, pour moi, le « burn-out » c’est une situation dans laquelle la personne est « au bout du rouleau », un très grand épuisement moral, qui entraîne de fait une fatigue physique, la personne est très énervée / perturbée, très irritable avec tout le monde, que ce soit au travail ou que ce soit avec ses proches, l’énervement peut s’exprimer extérieurement – être visible- comme être interne à la personne qui n’ose parfois même pas extérioriser cet énervement.

Il peut y avoir des situations connexes qui contribuent au « burn-out »

Un problème de santé personnel ou d’une personne très proche, les difficultés financières pour ceux qui touchent une paie de misère (ça, ça concerne beaucoup de « laborieux »), un divorce…

Mais la raison principale provient du contexte professionnel

Surcharge de travail, harcèlement moral et  / ou sexuel, objectifs inatteignables, entretiens d’évaluation stressants / oppressants, ambiance à « couteaux tirés », une grande plage horaires (même si avec des coupures longues dans la journée) ou des plannings hebdomadaires décalés (pas de dimanche…) amputant une grande partie de la vie privée, des conflits avec la direction ou sa hiérarchie, une situation dégradée (être obligé de se battre tous les mois pour obtenir sa paie ou juste son bulletin de paie, être obligé de solliciter l’inspection du travail voire d’aller devant les prud’hommes pour obtenir le paiement d’heures complémentaires ou supplémentaires, un mépris et une non reconnaissance du travail accompli, une mise au placard, des déplacements récurrents de plusieurs jours ou des déplacements quotidiens longs non pris en charge / non comptabilisés comme temps de travail pour aller chez un client  … la liste n’est pas exaustive.

Les conséquences sont diverses et variées d’un individu à un autre

Le corps réagit face aux situations de mauvais stress et dans une situation de « burn-out ». Comme évoqué ci-dessus, ça peut influer sur le comportement de la personne (irritabilité, énervement), ça peut entraîner un mauvais sommeil non réparateur voir la perte de sommeil, des migraines, des maux de tête, un corps tendu / noué avec de violentes contractures musculaires souvent dans le dos. Le corps se met parfois à sécréter plus de molécules d’un type que d’autres, ces molécules en trop grande quantité pouvant finir par devenir nocives. Quelques études ont révélé des liens entre le stress à outrance, le « burn-out » et certains cancers, mais cela fait polémique bien entendu… Imaginez ce que cela pourrait coûter aux gentils patrons ! Imaginez un Sénat corrompu refusant de reconnaître comme maladie professionelle une souffrance reconnue responsable de cancers… ça ferait tâche non ?

PREMIERS PREMICES DE « BURN-OUT »

Dans mes premières expériences professionnelles, malgré un diplôme Bac+3 en informatique de gestion, j’ai essentiellement travaillé comme manutentionnaire à décharger les camions dans des sociétés de transport routier de marchandises. Dans l’une d’elles, j’avais un CDI à temps partiel, mais rapidement la direction m’a demandé de faires des heures complémentaires, j’étais partant puisque j’aurais préféré avoir un contrat à temps plein, il s’agissait d’un travail en poste de 18h30 à 1h30, j’effectuais régulièrement l’équivalent d’un temps plein.

Les conditions de travail étaient précaires (pas de tenue ni de chaussures de sécurité fournies, pas de baladeuses pour éclairer l’intérieur des camions, le hangar immense disposait de dizaines de néons pour éclairer les quais et le hangar de transit lui-même mais plus de la moitié étaient HS et non changées, les WC des bureaux nous étaient interdits et les WC pour les manutentionnaires étaient bouchés… ! Ca commence à faire pas mal. Et, malgré le fait de râler, au fur et à mesure des mois, rien ne changeait, tout se dégradait, c’était de pire en pire, tout le monde venait au travail à reculons, je ne parle pas des faux délégués qui ne se bougeaient pas et de l’inspection du travail locale qui n’intervenait pas, ça rajouterait des longueurs inutiles pour l’article.

Pour combler le tout, la direction ne me payait pas mes heures complémentaires. A l’époque, j’étais jeune, naïf, ne cherchant pas à connaître les lois (c’est vrai aussi qu’il n’y avait pas internet qui a grandement changé la donne, bien entendu pour ceux désireux d’agir).

Tous ces événements mis bout à bout, installés progressivement, accumulés, répétés… peuvent amener à une situation de « burn-out ». Il m’a fallu aller devant le conseil des prud’hommes pour me faire payer mes heures complémentaires après plus de 6 mois ! J’ai ensuite cherché du travail ailleurs, c’est ce qui a fait que je n’ai pas basculé du côté de la force obscure.

Ce qui m’a fait « tenir » dans ce laps de temps, c’est aussi le fait que je travaillais en plus la journée, en intérim pour d’autres boîtes de manutention, ou en CDD chez France Télécom. Je faisais « double journée » (déclaré et imposé) pour tenter de gagner un salaire plus décent afin de pouvoir me payer ce que je souhaitais sans recourir à un crédit.

BILAN : MATCH NUL entre Mister « Burn-Out » et Anarchozy

DEUXIEME CONTACT AVEC MISTER « BURN-OUT » PLUS VIRIL

2 ans après, après l’armée et une courte période de chômage de 2 mois, j’ai été embauché dans une concession de véhicules industriels, recruté par le père d’un collègue qui cherchait un informaticien. J’étais emballé de pouvoir enfin décrocher ma première expérience professionnelle en tant qu’informaticien, en lien avec mes études et avec ce que je voulais faire. Sauf qu’il y avait une arnaque… Je n’ai jamais été embauché comme informaticien, juste comme simple opérateur de saisie au service facturation. Mais le père du collègue m’avait promis qu’avec le temps, si je m’investissais bien, si je faisais preuve de compétences en informatique tout en faisant un boulot d’opérateur de saisie, je progresserais dans la société… il n’y avait pas les violons mais pas loin 🙂 et puis je ne voulais pas me froisser avec mon collègue qui travaillait dans cette société ni avec son père.

Les mois avancent, je fais mon boulot d’opérateur de saisie à merveilles, je crée bon nombre de programmes pour automatiser différentes tâches… Pendant ce temps, je prends mes marques dans la société, je sympathise avec bon nombre de mécanos qui s’occupent de l’entretien des camions des clients. En fait, la personne au-dessus de moi est un tyran, qui harcèle les minettes, impose qu’elles portent des jupes…, harcèle les ouvriers, est arrogant… pas trop avec moi vu que je fais plus que mon simple boulot d’opérateur de saisie mais les rapports sont quand-même malsains et hypocrites (je ne supporte pas ceux qui oppressent les autres).

Et ma situation ne change pas, je reste en bas de l’échelle, pas d’augmentation, pas d’évolution, de plus en plus de travail en informatique en plus de mon boulot officiel. A plusieurs reprises, je demande un entretien avec le tyran responsable du service après vente, avec le père de mon collègue responsable du service comptabilité-gestion, avec la direction (dans la famille je demande l’oncle 🙂 ), et on me ressort les violons : « patiente, tu verras ça viendra… ». En fouinant informatiquement, je découvre des aberrations qui me débectent : la sœur du patron travaille 1 journée par semaine et a une fonction de DRH avec une paie proche des 20.000 francs pour l’époque, sachant qu’elle fait faire le taf par 2 salariées et une partie me revient sur le plan informatique, le beau-frère du patron, incompétent de première qui cherche les lettres sur le clavier, occupe un poste de directeur informatique pour un salaire similaire, là c’est la goutte d’eau qui me fait sortir de mes gonds.

Etant devenu pot avec bon nombre de mécanos (loisirs communs, soirées…), on échange régulièrement sur le tyran, en regroupant les informations de chacun, on se rend compte que c’est un escroc, il magouille. Je fédère tous les pots positionnés à des postes stratégiques sur le système informatique de la société et on cumule des preuves : trafic de véhicules (transferts de chassis, fausses factures qu’il me fait faire au début à la machine à écrire et que j’automatise ensuite informatiquement pour qu’il puisse en faire plus mais surtout pour que je puisse garder une trace numérique 🙂 ), surfacturations de gros clients en basculant des pièces et heures de travail passées sur ses véhicules personnels, en partenariat crapuleux avec des transporteurs et des sociétés de construction / travaux publics…). Tout ce travail de fourmi dans l’ombre avec les pots nous permet de mieux supporter les conditions de travail et l’ambiance infecte voulue par la direction.

Jusqu’au jour où l’on balance tout à la gendarmerie. Une enquête démarre sans alerter la société pour pouvoir vérifier la véracité de nos preuves (des montants cumulés de plusieurs dizaines de milliers de francs sur seulement quelques mois). Dans ma liste de fausses factures, j’avais une preuve flagrante contre la direction, que le tyran savait mouiller quand il fallait pour la rendre complice / co-responsable de ses « sarkozeries ». Mes pots voulaient juste la tête du tyran, pas celle de la direction, par peur que la boîte ferme (70 salariés). J’ai donc joué le jeu, on n’a pas évoqué cette preuve avec la gendarmerie. Le jour J est arrivé, le tyran a été interpellé, il est parti avec les menottes… mais la situation s’est ensuite retournée contre moi.

N’ayant pas donné la preuve contre la direction, l’enquête de la gendarmerie s’est cantonnée sur le tyran, la direction a porté plainte contre lui et l’a « viré » officiellement, il a « remboursé » soit disant les malversations, et la direction l’a réembauché par la suite dans une autre de leurs nombreuses concessions dans une autre ville !

Entre temps, mes pots, lâches, se sont désolidarisés de notre « mouvement », je me suis retrouvé seul comme le coupable de tout ce bordel. Je ne savais pas qu’une dizaine de mécanos étaient de mèche avec le tyran pour ses travaux illégaux ; ceux-ci n’ayant plus leur backchich mensuel, ils m’ont menacé de mort à plusieurs reprises dans l’enceinte de la société (me faire cramer avec un bidon d’essence…), sur mon téléphone du domicile… C’était plus que l’enfer à vivre, tout cela ne s’est pas déroulé en une journée. Et la direction voulait ma tête.

J’ai décidé de rappeler le responsable de la brigade de recherches à la gendarmerie pour lui expliquer toute la vérité sur l’affaire, le fait que la Direction était elle aussi « trempée », je lui ai parlé de la preuve flagrante, une fausse facture de 50.000 francs… malheureusement, celui-ci m’a informé que lui aussi avait été « emmerdé » dans l’enquête car le patron avait les bras très longs et était une relation du procureur de la république… Vive la justice française ! L’affaire ayant été orientée sur le tyran, et vu que cette affaire, après avoir bien démarré, a vite pris du plomb dans l’aile, elle s’est soldée par un « petit arrangement entre amis ». Concernant les menaces de mort, celles anonymes par téléphone, rien à faire, je n’ai pu faire une déposition que pour celles au travail mais c’était parole contre parole, 10 contre 1 ! Peine perdue.

Un vendredi matin, sans rien voir venir, je me suis vu refuser l’entrée au travail. Le connard de beau-frère du patron est venu m’accueillir à l’entrée en me donnant un courrier de mise à pied pour faute professionnelle sans qu’il n’y ait aucun motif, je zappe les échanges houleux, bref je suis rentré chez moi, j’ai tenté de contacter des avocats, des syndicats, je n’ai trouvé aucune aide réelle si ce n’est une personne d’un syndicat qui m’a dit de patienter, que l’employeur était tenu de me donner le motif, je devais retourner tous les jours à mon boulot et demander une attestation de refus pour me laisser venir travailler, SUPER AIDE ! Ce même jour, j’ai reçu la visite d’un huissier pour une convocation en référé sous 48h devant les prud’hommes. Lettre remise le vendredi soir pour un passage le lundi matin, une veille de Toussaint, j’ai tenté à nouveau de contacter avocats, syndicats mais je n’ai réussi à avoir personne de disponible. La société se disait victime d’une paralysie totale de tout son système d’informations et m’accusait d’avoir « saboté » le système informatique, bien sûr dans son dossier elle avait fait témoigner différentes personnes parmi les ripoux restants. Elle m’attaquait en demandant 5.000 francs par jour d’astreinte (presque l’équivalent de mon salaire mensuel de l’époque de 5.500 francs) jusqu’à remise en état du système ! Alors que je n’avais rien fait ! Bien sûr, cela s’accompagnait d’un licenciement pour faute lourde.

Le lundi matin, je suis donc allé devant les Prud’hommes avec « ma bite et mon couteau », je n’avais pour moi que ma franchise, je ne pouvais pas faire référence à l’affaire du tyran, puisque celui-ci avait été « officiellement » sanctionné, la société était « officiellement » victime et l’affaire était « officiellement » réglée, classée. Si j’affirmais que j’étais victime d’un complot par rapport au fait que j’avais investigué sur des malversations de la direction, je risquais la diffamation etc…

Les dés étaient pipés, la famille dirigeant cette entreprise était très influente, le père de l’actuel patron était ancien président de la chambre de commerce du département, le patron avait déjà fait parti des juges prud’hommaux employeurs… D’entrée de jeu, quand je suis arrivé, le patron était accompagné de son avocat et celui-ci blaguait avec les juges (j’ai fait le lien pendant l’audience quand j’ai vu qui prenait place où…). L’avocat de la société a fait un grand spitch, comme seuls les avocats savent le faire (n’oublions pas qu’on donne à ces messieurs des cours de théâtre pendant leur formation, le Tribunal / la JUSTICE c’est de l’« esbrouffe », ce n’est jamais qu’un théâtre où celui qui a la plus grande gueule a des chances de l’emporter). J’étais donc la pire ordure de la planète, un escroc qui voulait ruiner la société, qui avait « planté » le système devant témoins…

La seule défense que j’ai pu opposer c’est ma franchise : je n’avais rien fait, je ne pouvais donc rien remettre en état s’il y avait un plantage réel car pas de mon ressort (il est facile pour n’importe quel abruti de fracasser physiquement un serveur sans être informaticien !), et en plus la direction m’avait refusé l’accès à l’entreprise. Bref, j’ai conclu ainsi : « si vous me condamnez à 5.000 francs par jour d’astreinte pour quelque chose que je ne peux réparer, demain je devrai  5.000 francs, après-demain 10.000 francs… ». Ces connards de juges m’ont laissé parler 5 minutes alors que l’avocat a eu tout le temps qu’il voulait pour faire sa plaidoirie dramaturgique ! Mise en délibéré, gros stress d’attente dans le flou total… J’ai reçu le courrier de réponse des Prud’Hommes le surlendemain, bizarre comme ça peut aller vite quand on les bras longs… J’étais condamné aux 5.000 francs par jour jusqu’à remise en état du système informatique, on était donc déjà à 20.000 francs au compteur !

Là, si on n’est pas dans le « pétage de plombs », je me demande ce qu’il vous faut !

A l’époque, une fois encore, je travaillais en « double journée », en plus de ma journée à plein temps, je déchargeais les camions la nuit en intérim également à plein temps, j’ai fait cela pendant 10 mois en continu pour un objectif personnel (financer et faire une piscine chez ma mère). Je vivais dans la crainte que la société cherche à m’attaquer sur ce plan là, même si je ne faisais rien d’illégal, travail déclaré sur lequel je payais aussi mes impôts. A l’époque, j’étais encore un mouton de panurge naïf qui subissait facilement les événements. Mais, finalement, la société n’a pas eu besoin d’agir sur ce terrain là.

Je vivais chez ma mère à l’époque, donc elle a vécu tout cela en direct, après les menaces de mort qui l’avaient déjà bien fragilisée, ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, elle, elle a craqué et cela lui a valu une grosse dépression nerveuse.

Quelle issue envisageriez-vous dans une telle situation à ma place ???

Sachant que, là, j’étais au « bout du rouleau », tout venait de s’effondrer sous mes pieds, dans une merde financière potentielle gravissime sans issue. Et comment retrouver du travail après cela avec un licenciement pour faute lourde avec de telles accusations si le nouvel employeur contacte l’ancien pour se faire une idée sur la personne ? Tout en sachant que j’avais acquis une expérience informatique mais que je ne pouvais prouver vu mon statut de simple employé du service facturation ?

Et surtout, j’étais innocent et les escrocs sur lesquels on a enquêté 10 mois, eux, étaient blanchis !
Ben moi, je n’envisageais qu’une seule issue, me procurer une arme par n’importe quel moyen, faire une descente à la société, et flinguer un maximum des mécanos pourris et cette famille pourrie avant de me buter.

Ca choque quelqu’un ? Tant pis ou au contraire tant mieux ! Je n’allais quand-même pas me suicider et mettre ma mère encore plus en détresse et laisser ces connards vivre, il faudrait être le dernier des cons pour raisonner de la sorte. A envisager le suicide et faire souffrir sa famille pour le reste de sa vie, autant emporter ses bourreaux avec soi !

Avant d’en arriver là, j’ai décidé de rappeler le major à la gendarmerie pour lui dire tout ce que j’avais sur le cœur et lui faire comprendre comment tout cela allait se terminer. Il a bien senti ma détresse et m’a demandé de venir au plus tôt à son bureau. Quand il m’a reçu, on a discuté un moment, il m’avait demandé de lui amener la preuve flagrante contre la direction, je la lui ai donc fournie et lui ai à nouveau expliqué que je la lui avais « masquée » par solidarité envers les pots et leur peur de se retrouver à la rue selon la tournure des événements. Il m’a avoué qu’il se doutait de la connivence de la direction et était surpris qu’on n’ait aucune preuve contre elle (on avait eu des échanges sur ce sujet et l’enquête a duré 10 mois pour moi et les pots dont 3 mois en collaboration avec la gendarmerie).

On a ensuite fait le point sur ma situation, je lui ai montré le compte-rendu d’audience des prud’hommes, le courrier de la direction avec le licenciement, l’astreinte de 5.000 francs jour, mes fiches de paie de 5.500 francs pour bien montrer la situation critique dans laquelle je me trouvais… Lui-même a vu rouge, je le voyais bouillir au fur et à mesure de la discussion. Il a passé un seul coup de téléphone, il a demandé le directeur de la société. La discussion a été courte et sèche, sans appel : «  je suis avec Mr…, j’ai sous les yeux la preuve comme quoi vous êtes bien vous aussi dans la combine, j’ai également le dossier des prud’hommes avec la condamnation… je sais que vous êtes copain avec le procureur. Mais, si vous n’abandonnez pas immédiatement les poursuites contre Mr…, je vous promets que je vais tout faire pour vous mettre dans la merde, même si je dois passer par des collègues en dehors du département ». Le directeur a demandé à me parler, il s’est engagé à ce qu’on trouve une issue équitable des 2 côtés, il s’est engagé a tout annuler si j’acceptais de quitter la société sans faire de cinéma en toute discrétion ! L’affaire s’est réglée, soldée dans la matinée au cabinet juridique de la société. Licenciement pour motif réel et sérieux – incompatibilité d’humeur – ils ont rajouté un chèque de 10.000 francs pour « payer » mes programmes et en gros « acheter » mon silence, ne pas tenter de revenir remuer la merde dans l’entreprise. Moi, je voulais juste sortir de cette boule de pus et ne plus entendre parler d’eux, donc j’ai signé et je me suis barré. J’ai été ensuite 3 mois au chômage, période déprimante pendant laquelle il m’a fallu « digérer » cette sale affaire.

BILAN : Mister « Burn-Out » 1 – Anarchozy 0

TROISIEME CONTACT AVEC MISTER “BURN-OUT”

Ensuite, j’ai réussi à travailler en informatique (de gestion) avec un vrai statut d’informaticien, « analyste-programmeur », dans 2 sociétés différentes, avec son lot de stress, de surcharge de travail, de déplacements à outrance, ce qui m’a incité à chaque fois à finir par rechercher ailleurs un nouveau poste.

Puis une 3ème société, celle dans laquelle je bosse encore aujourd’hui, comme quoi IL Y A DES SOLUTIONS !

Je suis rentré dans cette société comme analyste-programmeur en 2002, après 3 entretiens, déjà ca donne la température. Il s’agit d’un grand groupe côté en bourse qui détient plusieurs sociétés, je travaille dans la filiale dite transverse, celle qui contient les métiers au service des autres filiales, comme la comptabilité, les ressources humaines et l’informatique. Les conditions de travail, l’environnement, tout semblait intéressant de l’extérieur. Je me suis rapidement trouvé imprégné dans le vif du sujet, aucune formation, aucune « immersion » sur l’application dont j’allais assumer la maintenance et l’évolution, et cette application était très instable (elle contenait de nombreux bugs entraînant de nombreux plantages et de nombreuses erreurs de données). Je vais essayer de faire bref.

Etant pointilleux, j’ai toujours eu l’habitude de tenir un pointage de mes heures de travail, pour voir si je ne me fais pas « rouler dans la farine », et là, au fur et à mesure des semaines, je faisais des heures gratos à gogo à cause de la charge de travail excessive imposée par mon chef direct. Très rapidement, la pression a été présente, des horaires réels bien différents des horaires théoriques, tout le monde bossait ainsi dans le service, alors je prenais sur moi pour ne pas passer pour un « tire au flanc », en parallèle, mon chef a tenté de me fourguer un ordinateur portable pour bosser en plus chez moi… j’ai grugé, je l’ai pris mais ne m’en suis jamais servi. Forcément, l’ambiance était exécrable.

Ayant négocié mon salaire à la hausse par rapport à mon précédent employeur, et sachant qu’à chaque changement de société, je repartais sur les mêmes galères de surcharge / stress…, je m’accrochais au poste. Au bout de 6 mois, grâce à mon fichier de pointages, j’ai pu me rendre compte que j’avais déjà dépassé plus de 200 heures gratos et j’étais déjà dans le surmenage. J’en ai touché un mot à mon chef qui l’a très mal pris, j’ai expliqué que je ne comptais pas tenir ce rythme indéfiniment ; comme la période d’essai s’était terminée, il a pensé que j’avais attendu ce passage de cap avant de ronchonner. A partir de ce jour, il m’a pris « en grippe » et m’a toujours fait la misère. J’ai par la suite fait moins d’heures sup. gratos mais j’en faisais quand-même par conscience professionnelle (quelle connerie !) vis-à-vis des utilisateurs de l’application (dépannages en plus de la maintenance et de l’évolution). J’ai l’expérience des changements de boîte, ça se passe comme cela partout, donc je ne voyais par l’intérêt de changer pour retomber sur une autre boîte aux conditions de travail « merdiques ».

Le cinéma a duré 4 ans jusqu’en 2006, la pression, le stress et le harcèlement montant crescendo, sournoisement… Mon travail était qualitatif, les utilisateurs satisfaits, mais mon chef me refilait toujours ce qu’il y avait de plus pourri à récupérer, à stabiliser informatiquement. En parallèle de cela, pas d’évolution de poste, peu ou pas d’augmentations (à la tête du client) et des entretiens annuels d’évaluation hyper stressants faits avec ce même chef (avec des objectifs annuels souvent non atteignables). Je trouvais ma soupape de sécurité le week-end en me défoulant dans le parachutisme avec des pots mais progressivement cette soupape ne suffisait plus et je n’en avais pas vraiment conscience.

En septembre 2006, j’ai eu droit à un stage en urgence à l’hôpital pour le cœur : péricardite aigüe, c’est une inflammation de la poche qui contient le péricarde, le cœur, celui-ci se trouvant de fait comprimé avec toutes les conséquences que cela induit. Je suis resté 1 semaine à l’hôpital et j’ai été arrêté juste 2 semaines. Différents charlots disent que la péricardite n’est pas forcément liée au stress, ce serait viral… Moi, j’ai bien pris conscience du pourquoi de l’affaire, j’ai bien souffert et j’ai eu bien peur. A mon retour au travail, ce  petit chef et le directeur informatique me sont tombés dessus pour me dire que ce qui m’était arrivé était dû au parachutisme etc… Sauf que je commençais à prendre conscience de la réalité, j’avais failli clapser à cause de ces connards, à cause des conditions de travail pourries qui m’avaient bouffé ma vie pendant 4 années.

La mutation était en cours à l’intérieur de moi, je commençais à passer du passif subisseur à l’actif qui ne se laisse plus faire. Les rapports avec mon chef se durcissaient mais je tenais bon moralement ou du moins en façade. En fin d’année, les entretiens annuels d’évaluation approchant, je me suis mis a stresser fortement, j’ai eu à nouveau les symptômes de la péricardite, les douleurs etc… Mon médecin a pu confirmer le diagnostic par électrocardiogramme et m’a prescrit un traitement d’une semaine et une semaine d’arrêt maladie. C’est pendant cette semaine que j’ai basculé à 100 % du côté actif, j’ai décidé de ne plus me laisser harceler par qui que ce soit.

 J’ai repris le travail avec une rage au fond de moi, une rage de désespoir je pense, je ne voulais pas quitter mon travail et je ne voulais pas non plus continuer à me faire harceler, « emmerder » ni par ce connard de petit chef ni par quelqu’un d’autre d’ailleurs. J’étais dans la zone rouge mais en mode combatif cette fois et avec une détermination irrationnelle, en mode « ça passe ou ça casse ». L’entretien est arrivé, ce sont des fiches d’entretien d’une complexité débile où vous avez facilement 2 heures de préparation du pourquoi du comment… avant je faisais cela très sérieusement et allais à l’entretien avec la peur au ventre. Là, je n’ai rien préparé du tout, mode « rien à foutre », je me suis présenté dans le bureau du bourreau, celui-ci avait déjà tout prérempli le compte-rendu d’entretien. On a « échangé » houleusement (pour être poli) sur tous les points prévus par la fiche d’entretien, tous les points même très positifs (mon travail a toujours été irréprochable, seul mon caractère et mes relations avec les autres au travail avaient changé) étaient jugés négativement par lui. Je lui ai demandé si c’était un entretien en vue de me dégager, il m’a répondu franco « Oui je veux te dégager, je ne peux plus t’encadrer ». J’attendais cette réplique ! Et je lui ai répondu sur un ton qui ne laissait aucun doute : « si tu me fais  virer, je te crève, c’est clair ? je n’ai plus rien à perdre ! », j’ai poursuivi mon vidage de sac bien sûr avec quelques noms d’oiseaux, j’avais envie au fond de moi de lui défoncer le crâne de suite sans attendre mais j’aurais eu tout faux. Pour la première fois, je l’ai vu se décomposer comme une merde – l’image est peut-être vulgaire mais ça correspond assez bien à ce que j’ai vu en face de moi. L’entretien s’est écourté très rapidement, je suis sorti le cœur léger, apaisé, heureux comme je ne l’avais pas été depuis fort longtemps, c’était un vendredi soir. Le lundi matin, il est venu me voir, tout radouci, pour me dire que dorénavant je changeais de chef, je n’étais plus sous ses ordres !

Sans ce stage à l’hôpital pour le cœur, je n’aurais pas pris conscience de ma situation, jusqu’où aurait-elle duré ? je ne sais pas…
BILAN : Mister « Burn-Out » et son bourreau 0 – Anarchozy 1

QUATRIEME CONTACT AVEC MISTER “BURN-OUT”

La cerise sur le gâteau ! Je dois être maso au fond de moi sans le savoir…

La situation précédente étant allée beaucoup trop loin à mon goût, la société passant son temps à bien appliquer le « diviser pour mieux régner », à enfreindre le code du travail et les droits des salariés, les conditions de travail étant toujours oppressantes, on était déjà à cette époque dans un fonctionnement à la sauce SANOFI où les grands pontes incompétents se gavaient ouvertement pendant que les « laborieux » en bas ramaient pour des paies au lance-pierre…

Bref, j’ai décidé de me battre pour les salariés et tenir tête à ces connards. On était environ 150 salariés, on avait une délégation (unique) du personnel inefficace et surtout constituée en quasi-totalité de faux délégués mis en place par la Direction. J’ai fait mon travail normalement, je n’ai pas fait d’« esclandres », j’ai patienté jusqu’aux élections et me suis présenté comme candidat et j’ai été élu (ceux qui avaient essayé auparavant en annonçant la couleur à l’avance avaient pris la porte avant l’heure).

J’étais le seul délégué au service des salariés face à des délégués tous mis en place par la Direction. Vous pouvez imaginer les réunions, 1 pour 1, tous contre 1, le combat était mal barré. Rien, vraiment RIEN, n’était fait en conformité avec le code du travail, même et surtout au niveau de la délégation (délégués du personnel, comité d’entreprise), tout était vérolé, et ça n’a pas changé depuis ! Pour donner la température, dès la 1ère réunion, le DRH m’a levé la main dessus (juste le geste) et je suis allé à l’inspection du travail « porter plainte », peine perdue pour rien. Dans mes 3 années de super galère en tant que délégué, mon DRH a eu au moins l’honnêteté de me dire, presque dès le début, une seule vérité que j’ai mis 3 ans à comprendre à mes dépens : « vous pouvez vous battre autant que vous voulez en bas, syndicats patronaux et salariés, on mange tous dans la même gamelle en haut » ! Je ne vais pas m’étendre sur ce sujet puisque ce n’est pas le but de mon article, j’y fais allusion dans ma page « Emploi Retraites ».

J’essaie de faire bref car je crois que je pourrais écrire un livre sur tout ce contre quoi je me suis battu en 3 ans et sur tous les moyens mis en œuvre par la Direction pour m’écraser, avec bien entendu l’aide des autres « délégués ». A partir du moment ou un maillon extérieur est venu gripper la machine bien huilée à écraser les salariés, je suis devenu l’homme à abattre coute que coute. De mon côté, j’ai sollicité à plusieurs reprises l’inspection du travail et la médecine du travail sur toutes les fautes, les infractions de l’employeur sans aucun succès, j’ai été obligé de me syndiquer pour tenter d’être épaulé, pas mieux voire pire. De l’autre côté, l’employeur m’a attaqué devant les prud’hommes juste parce que je prenais mes heures de délégation pour mener à bien mes mandats d’élu alors que je justifiais systématiquement toutes mes prises d’heures de façon très détaillée (j’avais 25 heures de délégation et je consacrais tout mon temps personnel en plus à mes mandats, j’avais même arrêté tous mes loisirs y compris ceux du week-end tellement il y avait à faire), j’ai eu droit à des vols de dossiers par la Direction avec l’aide des délégués de complaisance… au fil du temps j’allais en réunion à reculons car ça tournait au pugilat avec tantôt le DRH tantôt le PDG qui m’insultaient, là je commençais à être blindé donc je répondais du tac au tac mais ça devient usant à la longue et ils jouent sur cela, sur l’usure.

En parallèle de cela, aucun salarié impliqué, des moutons de panurge subissant tout même les plans sociaux, ils venaient me voir en ultime recours quand ils étaient sûrs qu’ils étaient les nominés… Tout cela a duré 3 ans, 3 ans d’enfer. Concernant l’attaque de mon employeur aux prud’hommes, l’affaire durait à n’en plus finir, ça me coûtait cher car le syndicat m’avait fourgué un avocat véreux payant… Le Comité d’entreprise vérolé refusait la mise en place du budget de fonctionnement tant et si bien que tout ce que je faisais pour les salariés, je le faisais sur mes deniers personnels donc j’entamais tous les mois une bonne partie de ma paie juste pour essayer de faire appliquer la loi. Même dans le syndicat où je m’étais mis pour être aidé, les représentants locaux s’étaient fait graisser par mon employeur. L’affaire est montée jusqu’à Paris, les seules personnes qui ont tenté de me sauver / de m’aider ont pu découvrir que l’employeur (grand groupe côté en bourse) tenait les rennes au niveau de l’inspection du travail, au niveau de la direction régionale des bouches du rhône… une fois l’affaire remontée jusqu’à des contacts de Paris, là j’ai eu droit à un dernier appel téléphonique des seules personnes intègres => bon ben là c’est finish, franc-maçonnerie, on est face à un mur ! J’ai réussi à avoir un échange téléphonique avec le ministère du travail à l’époque, échange houleux bien évidemment. J’ai eu droit à l’époque également à un entretien (très) particulier avec le PDG sortant (avec de la prose de haut niveau forcément : « fils de pute je vais te crever… » – bizarrement un enregistrement existe de cet entretien 🙂 ) et son parachute doré, comme j’avais mis un petit mot doux sur son livre d’or de départ pour lui rappeler ses 4 vraies vérités (sans vulgarité, juste les vérités légales officielles), celui-ci avait mal digéré le mot… 🙂

En parallèle de tout cela, je continuais à faire mon travail consciencieusement, j’ai eu droit à la mise au placard, au repositionnement sur des postes pourris, mon nouveau chef me cherchait des fautes plusieurs fois par jour, comme j’étais « carré », je me protégeais par mails, il m’arrivait certains jours de repartir du travail avec presque 10 mails de protection pour qu’on ne puisse pas me trouver de fausses fautes. Malgré tous leurs moyens, ils n’ont pas réussi à me virer. Par contre, j’étais une nouvelle fois au « bout du rouleau ». J’étais épuisé, débordé, vidé, dégouté de la vie, j’allais au travail plus qu’à reculons, je n’avais qu’une envie c’était d’emplâtrer toutes ces ordures. Difficile de faire ressentir le vécu de 3 ans de grosse galère en quelques lignes. Mais je me suis retrouvé dans la même situation que quelques années auparavant, une situation qui se dégrade de plus en plus sans aucune issue, sans aucune aide.

Forcément, l’idée m’a traversé à plusieurs reprises de venir un jour en réunion de délégation avec une arme pour buter ces ordures de délégués pourris jusqu’à la moelle, le DRH et ses sbires et le PDG. Là au moins on m’aurait écouté, le scandale aurait éclaté au grand jour, médiatiquement parlant.

Le dénouement est venu en partie de la Direction, ils ont magouillé, basculé tous les effectifs de ma filiale dans toutes les autres filiales, effectif passant de 150 à 15 et par conséquence suppression des instances représentatives du personnel. J’ai eu un entretien avec le DRH pour voir si j’allais rentrer en conflit concernant mes mandats… épuisé, j’ai dit que s’ils arrêtaient toutes les procédures contre moi, je jetais l’éponge, mes mandats ont sauté, je suis redevenu simple salarié – mais simple salarié qui n’a pas baissé le pantalon et ouvre sa gueule si on lui marche sur les pieds. Tant pis pour les autres, si les personnes sont des larves et veulent subir, finalement c’est leur problème, plus le mien.

En parallèle de cela, j’avais monté un dossier Fongécif pour une reconversion dans le parachutisme. Le dossier ayant été accepté en commission, je me suis retrouvé pendant une année en alternance entre le travail dans cette société, et la formation et le travail dans le parachutisme. Heureusement que j’ai eu cette période pour arriver à souffler et prendre du recul avec toutes ces affaires sordides. Depuis, j’ai eu mon monitorat mais j’ai aussi cumulé des accidents de la vie privée avec séquelles, j’ai renoncé à mon activité professionnelle dans le parachutisme, je suis toujours dans cette société, mais à temps partiel de mon propre choix.

BILAN : je dirais match nul mais ces ordures, sans le savoir, ont frisé la correctionnelle sauce anarchozyque, c’est passé à 2 doigts.

AUJOURD’HUI, MISTER « BURN-OUT » EST UN ETRANGER LOINTAIN POUR MOI

MAIS QUI PEUT VITE RESSORTIR DE L’OMBRE

Concernant les aberrations et magouilles rencontrées dans cette société (comme dans d’autres), j’en parle dans ma page « Emploi Retraites ». Concernant ma situation actuelle, après avoir définitivement renvoyé dans les cordes Mister « BURN-OUT » et ses commanditaires, je fais le point dans mon précédent article « Semaine de 4 jours 32 h c’est possible ».

Avec le recul, je pense que les situations de mauvais stress, de « burn-out » sont comme les séquelles corporelles des accidents de la vie. Ca laisse des traces indélébiles au fond de soi, ça forge, ça modifie le caractère de la personne. En tout cas, ça rend la personne moins flexible (cf ma page « Emploi Retraite » dans laquelle j’explique pourquoi je compare le travailleur, le « laborieux » à un roseau), moins tolérante, plus réactionnaire. Ce sont des expériences de la vie qui se cumulent et influent sur la personnalité, mais aussi sur la santé de la personne.

Comment je me situe aujourd’hui :

C’est simple, je suis zen, détendu, le curseur dans le blanc, je profite de la vie, je perçois et percevrai jusqu’à la fin de mes jours le travail comme un simple gagne-pain et rien d’autre, jamais il ne prend ni prendra le moindre millimètre sur ma vie privée, quand je quitte le taf, je n’y pense pas une seule seconde. Avant de partir en fin de semaine, je prends des notes pour me remémorer où j’en suis quand je reprends le travail la semaine suivante tellement je déconnecte du taf.

Je suis dans une boîte avec une ambiance de merde, bon c’est la région qui veut cela aussi, région aixoise – ambiance petits bourgeois aixois friqués qui n’ont pas trimé dans la vie, forcément on n’a aucun point commun. Je m’en fous royal. Une boîte où ceux d’en bas restent en bas et sont payés au ras des pâquerettes, une société qui applique à la lettre les précepts de mon grand idole le fou du roi, à savoir qu’elle marche au-dessus des lois avec une légèreté inégalée (c’était vrai avant, pourquoi cela aurait-il changé), je m’en fous royal également, tant qu’on ne vient pas me faire chier moi. C’est une boîte « moderne » à structure pyramidale, vous voyez ce que je veux dire bien sûr ? Non ? Ces boîtes où il n’y a que des chefs et tous atteints de réunionite aigüe, une boîte remplie d’improductifs où, pour 3 pecnos qui produisent en bas, il y a toute une batterie de chefs en structure montante du côté des utilisateurs qui ont des besoins réels (informatiquement parlant) puis la même chose en structure descendante jusqu’à ceux qui développent et conçoivent les programmes.

Cet hiver, un de mes X chefs, le plus près hiérarchiquement parlant, m’avait annoncé l’arrivée d’une nouvelle recrue, son allusion m’avait laissé entendre qu’il s’agissait d’une nouvelle recrue en bas à la production vu que l’on a beaucoup de projets. Que néni, on nous a mis une nouvelle chef intermédiaire (ceci dit très compétente et avec qui j’ai la même vision des choses), forcément la 1ère semaine, comme pour les autres de mon niveau (en bas 🙂 ), elle a voulu qu’on ait une réunion / un entretien pour savoir comment je me situais dans la société, mes ambitions, mes motivations… La mise au point a été claire et synthétique de ma part : ambition / motivation me concernant, aucune, je viens ici comme un « fonctionnaire », j’ai un contrat / un deal avec la société, travailler pendant l’horaire de travail, si elle me donne les moyens, je bosse productivement, qualitativement, si elle ne me donne pas les moyens (matériel obsolète, absence de formation sur les nouveaux outils de développement…), c’est tant pis pour la société pas pour moi, je bosse en perdant un temps fou mais les dates butoires de livraison des programmes ne seront pas tenues et point barre ! Je viens au taf avec le curseur dans le blanc, mais si on m’effleure même juste l’orteil, je vire au rouge en 2 secondes et je « pète un câble ». Le message est bien passé et tout se passe nickel. Je bosse dans une petite équipe en bonne intelligence et ça roule.

Je pourrais changer à nouveau de société pour faire progresser mon salaire (un salaire ça se négocie à l’embauche après, dans le privé, ça ne bouge pas quoiqu’en disent les chèvres de l’ENA et les médias frelatés à la botte du gouvernement du moment) mais ce serait repartir dans du stress, devoir refaire « ses preuves », s’investir personnellement c’est-à-dire faire des heures gratos avec le risque d’être dégagé sans que l’employeur ait besoin de motif (il n’est pas rare en informatique d’avoir une période d’essai de 3 mois renouvelable 1 fois), prendre sur soi… NON MERCI ! Dans la boîte où je suis, même si je connais / je vois tout le bordel qui ne va pas, après tout ce n’est pas ma boîte, moi je n’y vois que 2 choses concrètes, j’y bosse à temps partiel avec les conditions que j’ai voulues y mettre (4 jours par semaine 7h par jour, une semaine j’ai mon vendredi, une semaine j’ai mon lundi, ce qui me permet d’avoir 4 jours de présence par semaine avec 1 week-end sur 2 de 4 jours = micro vacances), on a des horaires à plages variables sur la journée, ça c’est un des points positifs, le seul d’ailleurs 🙂 dans cette société, ça permet d’éliminer déjà une partie de stress lié au fait de devoir arriver pile poil à une heure précise, ça permet d’organiser sa journée un peu en fonction de soi, cela est bien sûr concevable dans le métier de l’informatique, peut-être pas applicable dans tous les domaines.

BILAN – MES SOLUTIONS CONTRE LE « BURN-OUT »

1) Vouloir vraiment sortir de la situation de « Burn-Out »

Se positionner dans un mode ACTIF, ne pas rester PASSIF, ne pas subir. Cela passe par se bouger le cul, étudier un minimum les lois, le code du travail (attention celui-ci est décédé ce 16 Juin 2015…), la convention collective, les accords d’entreprise, le contrat de travail… Et oui tout ne tombe pas tout cuit non-plus dans la vie ! Celui qui a la connaissance AGIT, celui qui préfère rester dans l’ignorance SUBIT (c’est ce que j’appelle : les moutons de panurge, et actuellement la France est en plein dans l’élevage intensif, que ce soit au niveau national sur le plan politique, ou au niveau des entreprises avec un maître mot « diviser pour mieux régner » et ça marche !).

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2) Il faut arrêter le concept : vivre pour le travail, remettre dans le bon ordre les éléments

Travailler pour vivre. Laisser le travail sur le lieu de travail, ne pas se laisser bouffer par les chefs, la direction, à récupérer un téléphone ou un ordinateur de la société pour se faire « bouffer » à la maison par Mister Travail / Mister « Burn-Out ».

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3) « Œil pour œil, dent pour dent »

Remettre à sa place le bourreau qui vous harcèle, vous persécute, que ce soit par la manière douce comme par la manière forte si pas d’autre solution. Mais, déjà, il faut acter tout cela : le mail, par exemple, est reconnu comme preuve juridique. Donc, quand votre hiérarchie vous demande oralement de faire ceci ou cela alors que ce n’est pas dans vos « cordes » – pas dans votre poste de travail indiqué sur votre contrat de travail, si vous n’êtes pas formé – ou que cela va ne peut que vous conduire à devoir prendre sur vous une charge de travail supplémentaire = faire des heures gratos ou ramener du taf à la maison…

=> quand vous allez commencer à acter cela par écrit, votre « bourreau » va venir vous voir, tenter de vous intimider, vous demander pourquoi vous avez fait ce mail. La réponse est claire : je te demande de bien vouloir confirmer cela par écrit, si tu ne le fais pas c’est que tu sais que tu as le cul merdeux sur le sujet et donc NIET je ne ferai pas ce que tu me demandes ! Cela est forcément lié au point no 1.

Pour les hésitants d’en bas qui ont des scrupules, en culpabilisant, en se disant que le chef au-dessus subit lui aussi des pressions (et ça aussi ils savent bien vous le jouer avec ou sans violons, ils discourent en fonction de votre tempérament, on appelle ça la « psychologie », soit tyran avec les larves soit victime avec les sensibles), dites-vous une chose : CHACUN SA MERDE ! N’oubliez pas que celui au-dessus de vous gagne plus que vous et QUAND il y a des primes / augmentations à la carte, il pensera à se servir lui en premier et pensera peut-être à vous s’il reste des miettes, c’est la réalité ! Si vous lui tenez tête et que lui, à son tour, fléchit comme un roseau face à son chef du dessus, c’est son problème, il n’a qu’à faire comme vous, tenir tête et ainsi de suite en remontant jusqu’aux maillons les plus hauts. Il n’y a que comme cela qu’on peut inverser les choses.

Petite parenthèse au passage : pour les augmentations, je dis bien QUAND ! dans ma boîte ça fait 5 ans qu’il n’y a pas d’augmentations mais on embauche des copains « chefs » en cascade incompétents avec des paies bien grasses et on fait travailler à outrance d’autres copains, extérieurs à la société, en prestation à gogo, facturés au prix fort pour des résultats plus que douteux / mitigés.

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4) Garder ou reprendre le goût de vivre, de profiter pleinement de la vie

Et cela pas seulement le week-end ou en vacances sinon ça ne vaut pas le coup de vivre. 5 semaines et 52 week-ends / 129 jours de plaisir pour 236 jours de non plaisir, c’est le bagne ! Dans la mesure du possible, idéalement, c’est sûr que le top c’est de prendre du plaisir dans le travail, c’est bien pour cela qu’on fait des études, qu’on choisit une filière en tout cas dans la théorie, mais souvent, jeune, on prend une voie sans bien savoir ce qu’on veut faire ou avec une fausse image du métier, puis les aléas de la vie nous font bifurquer, et ensuite il y a la réalité du monde de l’entreprise avec toutes les cupidités qui l’entourent.

Pour ma part (aucun narcissisme même si c’est perçu comme tel, je m’en fous), voici mon mode de vie aujourd’hui, c’est le mien, je montre juste qu’on peut sortir de tout cela et prendre du plaisir tous les jours, après à chacun de trouver ses plaisirs au quotidien, ils sont indispensables.

Tous les jours, même les jours de travail, je fais beaucoup de sport, j’ai un chien très endurant donc c’est le top, le matin je fais 1h15 ou plus de footing en forêt, le soir 1h15 ou plus de vtt en forêt, avec mon chien, qu’il fasse jour ou qu’il fasse nuit (l’hiver), qu’il fasse chaud ou qu’il fasse froid, je me garde même 1h15 de « musculation » à mon petit niveau (j’empiète un peu dessus depuis que je travaille sur mon site car ça me prend beaucoup de temps). Ceci est possible parce que je n’ai pas d’enfants, et j’ai la chance de ne pas avoir besoin de sommeil. En tout cas, c’est ma solution, même si c’est plus dur en hiver le matin, qu’il faut se faire violence les 5 premières minutes. Quand j’arrive au travail, je suis détendu, je me suis fait une « mini vacance » matinale, j’ai vu des animaux, des décors magnifiques, un super lever de soleil, j’ai vu mon chien heureux de gambader en liberté, j’ai pris plein de sensations au niveau du corps… Et pendant ma journée de travail, je pense de temps en temps à mes retrouvailles avec mon chien et au plaisir qui m’attend le soir à repartir en VTT avec lui dans notre forêt.

Viennent se greffer la-dessus du squash ponctuellement en semaine, et ensuite les loisirs du week-end, là la liste est longue, mais je préfère sans hésiter rentrer du week-end mort avec des images et des sensations plein la tête plutôt que reposé de n’avoir rien fichu.

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5) L’issue fatale du « Burn-Out »

Allez je mets ça dans une section à part car il y a encore à dire…

VOILA MES SOLUTIONS, RIEN DE MIRACULEUX, JUSTE DU BON SENS ! (à mon sens à moi 🙂 )

Ma philosophie :

On est juste de passage sur terre, on peut crever demain sans même avoir fait le fou, on peut se retrouver paralysé / « bloqué » du jour au lendemain tout bêtement (j’ai testé ça aussi) alors autant prendre de la vie ce qu’on peut prendre aujourd’hui.

Le boulot reste un gagne-pain et pas plus, quand on n’est pas faignant et quand on a la motivation, on sait qu’on peut retrouver du boulot si jamais on devait se faire virer.

Et, quand on est irréprochable et quand on sait se défendre et se faire respecter (d’une manière ou d’une autre), on ne se fait pas virer.

DONC 0 STRESS ZEN ATTITUDE AU TRAVAIL. AUX BOURREAUX DE STRESSER MAINTENANT !

5) L’issue fatale du « Burn-Out »

Bon, je veux pas dire, mais vous faites chier là ! Normalement, avec ma thérapie, vous ne devriez pas arriver à l’étape 5 ! 🙂

Quand on est au point de non retour, là c’est plus que grave docteur ! C’est que la situation s’est vraiment envenimée sans qu’on entrevoie une solution de sortie.

Petit bonus subsidiaire pour tenter de raisonner ceux qui en sont à ce point là, il vaut ce qu’il vaut, en tout cas c’est cadeau.

Mettez vous au parachutisme, faites vous monter à 4000m et sautez dans le vide, si vous n’avez aucun stress, aucun ressenti, aucune peur, aucun plaisir, aucune excitation, si une fois revenu sur terre, vous êtes toujours dans le même état, effectivement, c’est grave !

Poussons un peu le vice ! Par sécurité, munissez vous d’un sac de base-jump, et allez trouver un pont ou une falaise avec assez de hauteur quand-même (sinon le sac ne sera d’aucun secours 🙂 ), mettez vous au bord et posez vous la question de savoir si vous êtes vraiment au bout du bout du bout. Je sais que cette recommandation est débile, on ne fait pas de base-jump comme ça à la légère et sans avoir fait des sauts d’avion mais ça c’est pour les gens normaux, là je parle pour les agités du « burn-out », on est bien d’accord. Bref, si là, face au vide, vous êtes toujours blasé de vivre, vous pouvez sauter, si le fait de tomber, chuter, prendre de la vitesse réveille votre adrénaline (il y en aura c’est sûr), alors tirez sur la poignée (attention là on n’est pas à 4000m, le temps de réflexion est court, très court) ! sinon GAME OVER ! Si, face au vide, vous avez eu « les jetons » et avez rebroussé chemin, c’es déjà en partie gagné, vous avez compris que vous n’avez pas envie d’en finir avec la vie, vous êtes bon pour redémarrer à 0 votre façon d’appréhender les choses => repositionnez-vous au point No 1 en mode ACTIF pour inverser la vapeur face aux bourreaux !

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Toujours là ? Merde alors, vous êtes vraiment casse-couilles !

Théoriquement, après le bonus, si vous l’avez mis en pratique, soit vous êtes devenu accro au parachutisme et / ou au base-jump, soit vous avez embrassé la planète un peu trop fort ! Donc vous n’êtes plus là !

Si vous êtes toujours là, faites le moi savoir :-), « Il y a une couille dans le potage », il va falloir que je creuse et trouver la faille dans ma méthode !

Bon vous êtes prêt alors ? Parce que là, vous allez rentrer dans le cerveau tordu d’Anarchozy, peut-être que ça fait peur, personnellement je ne sais pas je n’y rentre jamais :-).

Quand on en est là, je ne préconise rien, surtout pas, sinon Von !?VALLS et Von !?CAZENEUVE, avec leur WikiLeaks à la française, vont me « ficher » dans la catégorie « terroriste potentiel introverti » ou dans la catégorie « incitateur à la haine patronale » :-), mais je sais ce que moi je ferais si un jour la situation devait se représenter avec zéro issue de sortie. Je ne vois pas bien comment cela serait possible mais, à 2 reprises déjà, la situation s’est présentée dans ma vie alors que je pensais ne jamais y être confronté.

Pour ceux qui sont passés directement à cette section et qui n’ont pas lu mes expériences avec Mister « Burn-Out », je représente juste ces cas synthétiquement pour comprendre mon choix « final ».

La première fois, c’était suite à des faits de trafics et magouilles que j’ai dénoncés dans une société, celle-ci a monté un faux dossier avec faux témoins pour me virer pour faute lourde mais avec sanctions pécuniaires de 5.000 francs par jour pour un soit disant faux sabotage de ma part du système informatique de la dite société, comparé à une paie mensuelle de 5.500 francs, après des mois et des mois de travail dans des conditions plus que pourries.

La seconde fois, c’est suite à un harcèlement moral d’un « petit » chef qui a duré des mois avec des conditions de travail dégradé.

La troisième fois, c’est suite à 3 ans d’investissement personnel en tant que représentant du personnel  face à une société habituée à s’asseoir sur le code du travail et les droits des salariés, et qui graissait toutes les institutions de représentation et de défense des salariés ; cette société, pour me faire capituler, a monté un faux dossier avec faux témoins pour m’attaquer devant les prud’hommes et me mettre en lourde difficulté financière.

Bref, pour ma part, voici comment j’ai entrevu l’issue finale / fatale : quand il n’y avait plus d’issue, j’envisageais d’arrêter de vivre, de me suicider tellement j’étais dégouté de vivre, dégouté du système pourri dans lequel nous vivons où la justice est complètement vérolée, faite pour servir les riches et asservir ceux d’en bas, les « laborieux », les mettre dans une situation d’extrême détresse, de point de non-retour.

Mais, comme je suis et je resterai jusqu’à la fin de mes jours dans une logique « œil pour œil, dent pour dent », contrairement à tous ceux qui se suicident seuls bêtement voir lâchement, j’envisageais d’abord de me débrouiller pour me procurer une arme semi-automatique ou automatique (et ça ne doit pas être bien compliqué de nos jours vu les trafics d’armes dont on entend parler régulièrement à la télé, ceux sur lesquels les gouvernements ne font rien – backchich ?), m’entraîner à son maniement pour être au point, et le jour J faire une descente dans la société, massacrer (et je pèse mes mots) le maximum de mes bourreaux / tortionnaires des temps modernes avant de mettre fin à mes jours. Et cette conception reste ancrée au fond de moi sans l’ombre d’une hésitation. Si une telle situation gravissime devait se représenter à moi, telle serait ma destinée.

POURQUOI UN COMPORTEMENT SI RADICAL ?

La question ne se pose même pas, c’est un comportement qui coule du bon sens.

J’ai travaillé en tant que représentant du personnel sur le « burn-out », le stress au travail et toutes ses conséquences sur la santé (il y a certaines études qui on montré que le stress au travail peut entraîner des cancers, bien sûr ça fait polémique et le MEDEF & co ont dû s’empresser de commander des « études » contradictoires à leurs copains des think-tanks), sur le nombre de travailleurs qui se suicident sur leur lieu de travail, ou en dehors du travail mais à cause du travail.

Je n’ai pas pris la peine de regarder les derniers chiffres à ce jour, mais je me rappelle de mémoire qu’à l’époque de mon dernier « burn-out », il était question de plus de 300 suicides par an liés au travail en France ! C’est 300 de trop. C’est souvent passé complètement sous silence, on en entend parler seulement quand ça se passe dans un grand groupe parce qu’une structure syndicale arrive à faire entendre sa voix devant les médias locaux.

Les cas les plus médiatisés ont été ceux chez France Télécom, avec, par exemple, des personnes qui se sont jetées d’une fenêtre d’un étage assez haut, c’est horrible comme mort, il faut vraiment être au bout du rouleau pour faire ça. Et si vous vous ratez ? Je peux en parler, c’est arrivé au mari d’une amie à ma mère pour d’autres circonstances à cause de souffrances non prises en compte dans un hôpital, il s’est jeté de sa fenêtre, a impacté le sol du parking mais n’est pas mort sur le coup, il a agonisé pendant plusieurs heures avant de décéder ! PENSEZ-Y.

Et, pour revenir à cette médiatisation, si vous faites des recherches par exemple sur France Télécom, que se passe-t-il une fois la personne décédée ? Ben rien du tout, ou du moins si, la direction de la société s’empresse de se dédouaner, de prétexter que la personne était fragile psychologiquement, qu’il avait des problèmes familiaux… en gros on passe ça dans les statistiques du bilan social annuel (voir même on ne le mentionne pas, vérifiez sur une émission de Cash Investigation, il me semble que c’est celle sur SANOFI), ça rentre dans les pertes et profits et basta. Et les bourreaux, eux, n’ont aucun cas de conscience, ils continuent à dormir sur leurs deux oreilles, et ils continueront de sévir en toute impunité, aux yeux de tout le monde sans que ça ne choque l’opinion publique.

Par contre, ce qui est sûr, c’est que le suicidé, s’il n’est plus là et ne souffre plus, sa famille, elle, ne s’en relèvera jamais jusqu’à la fin de ses jours…

Si demain un agité du « burn-out » part dans un bain de sang, là d’un seul coup les médias, qui aiment de plus en plus que le sensationnel, s’empresseront de médiatiser un maximum l’affaire, là les politiciens d’un seul coup crieront tous au drame, au scandale, là on se bougera d’un seul coup le cul pour trouver des solutions en amont, là les lois évolueront ! Et là, les familles des bourreaux devront supporter elles aussi l’enfer que vivent les familles des suicidés jusqu’à la fin de leur vie !

Pour ma part, mon raisonnement est celui-ci, je n’en changerai pas, c’est ancré dans ma tête, je suis sain de corps et d’esprit (je crois 🙂 ), ce que je suis, ce que je décide, ce que je pense, aucune personne, aucune règle / loi ne peut intervenir là-dessus.

Cette situation est transposable à n’importe quel autre contexte. On va dire que je suis parano ou tenter de me faire passer pour parano, je m’en fous royalement, je PENSE et je dis ce que je pense, que cela plaise ou non, probablement que je le suis un peu, on finit par le devenir quand on a vécu autant d’emmerdes, alors qu’on est innocent et que les vrais coupables sont impunis, et quand on voit tout ce qu’il se passe aujourd’hui.

Pour ma part, déjà évoqué plus haut dans mon article mais si un lecteur est passé directement à ce paragraphe, avec le recul et les expériences vécues, je conçois les expériences de « burn-out » / stress excessif au travail… comme des accidents corporels, les accidents corporels de la vie laissent des traces, cumulent les dégâts sur le corps, on vit avec mais ça s’empile les uns sur les autres (je suis bien placé pour le savoir), le « burn-out » c’est la même chose, ça laisse des traces indélébiles, toutes ces situations dans le temps se cumulent les unes par-dessus les autres psychologiquement, ça endurcit, ça modifie la personnalité d’une personne, on ne voit plus les choses de la vie de la même manière.

Bref, si un jour futur, je venais à « subir des emmerdes », du harcèlement, des pressions, par exemple par rapport à mon site contestataire du système politique véreux actuel dans lequel nous sommes englués, par rapport à mes propos dans cet article par exemple qui pourraient être interprétés comme un appel au meurtre alors qu’il n’en est rien (j’exprime ma vision de la situation et comment moi personnellement j’avais envisagé l’issue finale mais je n’encourage personne à faire quoi que ce soit, chacun prend ses propres décisions, je préfèrerais au contraire avoir aidé des gens à retrouver le goût de la vie et à botter le cul de leurs bourreaux avec les points 1 à 4), je pense que je rebasculerais sans l’ombre d’un doute dans ce raisonnement.

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PS : je souris en mon fort intérieur en me disant que, probablement, à un moment ou à un autre dans un temps proche ou plus lointain, mon article sera lu par quelqu’un d’un peu « psy » sur les bords (et au milieu aussi 🙂 ) qui s’amusera à tenter de faire une analyse comportementale de ma personne à travers cet article. Je crois que là je lui ai trouvé du boulot pour un moment !

Après tout, Anarchozy est peut-être réellement zinzin ? 🙂 je ne me suis jamais posé la question, et je dors très bien la nuit docteur ! Euh les autres à côté de moi pas toujours… et ça C’EST VRAI ! 🙂 je prends bien tous les jours mes petites pilules rouges 🙂 !

A cette personne, j’aurai juste envie de lui dire : « Casse-toi pauv’con ! », rien de grave doc, c’est mon gourou qui me déteint dessus ! Et lui, IL EST GRAVE PERTURBE !

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Coïncidence, en terminant mon article, je tombe sur une news indiquant que le Sénat vient d’exclure le « burn-out » des maladies professionnelles. Ces gras élus énarques incompétents et déconnectés de la réalité ont dû, une fois encore, se faire bien graisser par les lobbies du MEDEF, je ne vois aucune autre explication !

C’était une demande de Benoît HAMMOND, considéré forcément comme frondeur, dans le cadre de la loi MAQUEREAU – GATTAZ, celle qui a abattu la démocratie et le code du travail à coups de 49-3.

Entre Von !?VALLS & MACRON d’un côté et le fou du roi & son acolyte le délavé Bettencourtien WOERTH, on est bien barré les « laborieux » pour 2017. En attendant qu’un « psy » se penche sur mon cas, Doc Anarchozy s’est penché sur ces 2 grands malades ! 🙂

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