UMP querelles de chefs sur consignes de vote dans le Doubs

UMP les querelles de chefs sur consignes de vote dans le Doubs vont bon train

Depuis le résultat du premier tour de l’élection législative partielle dans le Doubs ce Dimanche 1er Février 2015, qui a confirmé l’échec de l’UMP et la montée du FN qui se retrouve face au PS pour le second tour, c’est la panique au sein de la maison UMP sur quelles consignes de vote communiquer, c’est à celui qui s’exprimera le premier et en contradiction avec les autres.

On sait très bien que derrière tout cela, ce sont juste des guéguerres de chefs et des alliances stratégiques entre personnes.

Quand on regarde des articles sur le passé sur le thème « front républicain », on constate que les élus sont de vraies girouettes en fonction d’où vient le vent. Selon les périodes et selon les lieux, il y a eu des alliances UMP – FN, des alliances UMP – PS.

Messieurs les politiciens arrêtez de prendre les électeurs pour des moutons de panurge

J’espère sincèrement que les électeurs du Doubs, comme n’importe quel électeur en France, ne se laissent pas influencer par tous ces politiciens faux-culs ni par les sondages de dernière minute auxquels on peut faire dire ce que l’on veut du moment qu’on paie le sondage. Nous ne sommes pas des moutons de panurge.

Je pense que chacun est capable de faire son propre choix seul lorsqu’il se retrouve devant l’urne.

Sur ce point, pour une fois, je suis du même avis que le fou du roi SARKOZY, c’est bien la seule fois. Mais je ne peux m’empêcher de penser que ses propos ne sont pas sincères ou tout au moins ne sont pas désintéressés quand il dit qu’il faut « laisser les électeurs choisir ». C’est la seule réponse que peut accepter d’entendre un peuple qui se considère libre de ses actes, plus particulièrement concernant une élection à laquelle il a le droit de participer.

La démocratie en France est déjà suffisamment bien baffouée avec tout un tas d’institutions inutiles comprenant foultitude de membres élus au suffrage indirect ou nommés (sur quels critères ?), comme le Sénat ou le Conseil Economique et Social ou le Conseil Constitutionnel.

L’UMP au bord de l’explosion ? SARKOZY président contesté ?

Ce que je retiens des derniers articles sur les élections dans le Doubs concernant ce parti qui m’est autant antipathique que son président, c’est que depuis le retour de SARKOZY à sa tête, c’est le chaos en son sein.

Hé oui, ils n’ont pas d’idées concrètes mais veulent tous pouvoir être candidats à la prochaine présidentielle. Et les sbirs et sous-chefs en tous genres essaient de miser deux ans avant sur le bon cheval – ou le moins boiteux – pour espérer avoir un poste de ministre ou de secrétaire d’état si par miracle des français revotent pour eux.

Propos de Nicolas Sarkozy cités dans le journal Le Monde :

« Il faut affirmer un choix politique. Mais si nous ramenons tout à un problème de conscience, nous risquons de faire du problème de la législative partielle dans le Doubs un risque d’explosion de l’UMP »

Front Républicain quèsaco ?

Etant un benêt de base en langage politique, je m’instruis en alimentant ce site. Je me suis demandé ce que pouvait bien vouloir dire « Front Républicain », je suis tellement blasé par les discours « langue de bois » de nos oligarques…

Voilà ce que j’ai trouvé :

Front Républicain : sous la Cinquième République française, le terme de « front républicain » désigne le rassemblement, lors d’une élection, de partis politiques de droite et de gauche contre le Front national (FN), considéré par ceux-ci comme un parti d’opposition au régime républicain.

Régime Républicain : la République est un régime politique et la forme de gouvernement actuellement en vigueur en France.

République : régime politique où les fonctions de chef de l’État ne sont pas héréditaires mais découlent d’une élection.

Bref j’en déduis qu’on essaie encore de nous faire des noeuds au cerveau pour rien. Au vu de ces termes, en quoi le FN serait-il anti-républicain ? A aucun moment, le FN a parlé de remettre en cause le système électoral existant, non ? Et ses élus ont été élus dans les mêmes conditions que les autres.

Forcément, comme le FN monte de plus en plus dans les résultats électoraux, ça dérange le PS et l’UMP habitués à se partager le territoire français et les grosses élections juste à deux, entre faux rivaux. Pour ma part, je trouve qu’il y a des idées et des propositions bien plus concrètes et réellement pour le peuple dans les petits et moyens partis comme le FN à droite ou le Front de Gauche, le NPA et Lutte Ouvrière à gauche (dommage qu’on ne puisse pas piocher un peu de chaque), mais les grandes gueules du centre et les médias à leur bottes aiment bien les qualifier d’extrèmes.

Bizarrement, dans mes recherches sur toutes les malversations avérées ou supposées (non prouvées) des politiciens en France, la concentration des affaires se trouve majoritairement dans les partis proches du centre dont le PS et l’UMP (ces dernières années la palme d’or revient sans hésiter à l’UMP gràce aux super-contributions de notre Ex-PDG de la République). Alors je me demande si finalement ce ne serait pas cela la vraie définition du Front Républicain : Association de malfaiteurs en bande organisée ?

Bonus

Pierre MOSCOVICI, désormais commissaire européen, a officiellement démissionné de son mandat de député le mardi 4 novembre 2014.

Ca fait plaisir à entendre que le poste de commissaire européen ne soit pas compatible avec des mandats d’élu en France sinon je suis convaincu qu’il ne se serait pas gêné, comme précédemment et comme tous les autres oligarques, pour faire le cumulard.

Bon allez, il n’est pas à plaindre, la rémunération de commissaire européen (24.000 € mensuels à a louche) n’est pas trop mauvaise, il peut se permettre de ne garder que ce mandat.

 

Liens vers des articles pertinents sur le sujet

La Croix : L’UMP ne donne pas de consigne de vote entre le PS et le FN

Le Monde : Législative du Doubs – l’UMP affiche ses divisions

Les Echos : Doubs – l’UMP une nouvelle fois piégée par la question du FN

Sud-Ouest : Législative dans le Doubs : premier échec pour Nicolas Sarkozy